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Baby arrival

Cela fait 7 mois que poupette est avec nous, elle l’était déjà un peu avant mais il faut l’avouer c’est à sa naissance que tout a vraiment commencé. Il y a un moment déjà, j’avais évoqué le tsunami que représente une naissance. Ça pour sur, c’en est un ! J’ai encore en mémoire la vision apocalyptique de notre chambre au lendemain du retour de la maternité, on aurait dit un champ de bataille !  Et pourtant, ce n’est pas faute de s’être renseignée pendant la grossesse, j’ai lu tout Laurence Pernoud, je pensais être prête, et bien que nenni ! Se renseigner ne signifie pas être prêt. Certes avoir lu toute une bibliographie peut être utile mais rien ne prépare véritablement à ce moment, à cette vie qui s’amène et qui te rappelle tant ce que tu es et surtout ce que tu voudrais être pour ton enfant afin de le préparer au mieux à cette vie que tu espères extraordinaire. L’arrivée d’un être humain, c’est une grande claque dans ta face.


Une claque d’amour d’abord, c’est fou comme on peut l’aimer dès le départ ce petit (plus ou moins dès le départ selon les parents, ça prend parfois un peu de temps), c’est une énorme vague d’amour, un mélange d’identification à ce petit être à la fois fort et fragile qu’on a été aussi autrefois, de fusion et de fierté de l’avoir « fabriqué » avec l’homme qu’on aime, et d’instinct animal, et oui quoi qu’on en dise nous restons des mammifères. Alors oui c’est bouleversant, oui c’est transcendant et ça change tout et pour toute la vie.

Une claque de responsabilités, on regarde son nourrisson dormir et déjà on pense à tout ce qu’on va devoir faire pour le protéger.

Une claque de « Oh mon dieu mais pourquoi elle pleure toutes les heures ? ou variante  » Mais pourquoi elle ne prend pas bien le sein ? » Bref, une claque de « mais pourquoi je n’ai pas le mode d’emploi ? » Conséquence de cette claque-ci : manque de sommeil, et forte nécessité de réorganiser sa vie. A défaut de réorganisation tu vas te prendre une quatrième claque, à savoir « Mais bordel, quand est-ce que je vais pouvoir retourner chez le coiffeur ? » « Vais-je un jour pouvoir avoir une conversation avec chéri sans bruit de fond (à savoir des pleurs stridents) ? »

Concrètement ça donne quoi ces petites claques ? 
Et bien concrètement pour moi ça a été un mal de chien à lâcher ma fille ne serait-ce que 10 minutes tellement j’étais en fusion (je vous rassure, aujourd’hui j’y arrive), à la maternité je n’arrivais pas à dormir si elle était à la crèche car dès qu’un bébé hurlait je me demandais si c’était elle. Maintenant, quand je regarde les infos, et que j’entends toutes les horreurs qui peuvent arriver à des gamins je pense tout de suite aux parents et me dis « oh mon dieu, les pauvres parents, quel malheur ! » alors qu’avant je me disais juste « quelle horreur ». Je m’émeus devant la naissance d’un veau en regardant l’amour est dans le pré, j’ai la larme à l’œil à la simple évocation de l’exploit d’un enfant, je me dis « oh comme ses parents doivent être fiers ! « 

Par ailleurs, pour les aspects les plus pratiques et qui ont donné lieu, rappelez-vous, à la vision champ de bataille de notre chambre, il faut le vivre pour comprendre, tellement on ne soupçonne pas le nombre de choses nouvelles à intégrer et l’effet que peut avoir le manque de sommeil sur le quotidien. A la maternité j’ai eu l’impression de passer des examens quand j’ai du apprendre à prodiguer des soins à ma fille.  Est-ce que je lui ai bien nettoyé le nombril avec la méthode homologuée « puéricultrice depuis 20 ans, je sais ce que je fais ! » ? Est-ce que je lui ai bien nettoyé les fefesses comme il fallait ? Ça m’a fait repenser à une phrase d’un professeur : « faire une dissertation c’est comme de passer le permis, au début on doit réfléchir pour reprendre toutes étapes une par une, puis après on fait ça par automatisme. » Et bien prodiguer des soins c’est pareil, à la maternité c’est limite si je ne voulais pas prendre des notes maintenant je fais ça en 10 minutes, hop hop hop et sans paniquer s’il vous plait. Mais à l’époque, j’avoue j’ai paniqué devant toutes ces petites choses, je me rappelle avoir visualisé dans ma tête tout ce qu’on avait à faire. Et ce n’était que la partie émergée de l’iceberg. Je n’avais pas encore tout à fait pris conscience que dès lors je visualiserai souvent toutes sortes de listes et de choses à faire (compter minimum 20 minutes pour préparer les affaires avant de sortir alors qu’avant ça prenait 5 minutes), et que je réfléchirai désormais toujours pour deux.
Enfin, si avant on a souvent pas mal de principes en tête, la partie « mais je n’ai pas le mode d’emploi moi ! » te fait grandement revenir dessus ! Très concrètement, j’étais totalement contre la tétine, je me rappelle avoir jugé des mamans pour ça … si j’avais su ! Et bien, très bizarrement, au bout d’une nuit de pleurs incessants, j’ai acheté une tétine, avec l’approbation d’une sage-femme ce qui m’a complètement déculpabilisée ! Je pensais aussi que je serai une maman ferme, que bébé irait au lit à l’heure et pi c’est tout. J’étais sensible à ce qu’on disait autour de moi, qu’il fallait habituer bébé à dormir et que pour cela il fallait le laisser pleurer dans son lit chaque jour un peu plus. J’ai très vite compris qu’un bébé ne fonctionnait pas comme ça et que non je ne laisserai pas pleurer ma fille, que ça ne servait à rien du tout et que je ne lui rendais pas service en agissant ainsi. Je précise que c’est ma vision des choses mais que chaque parent fait comme bon lui semble !

Bref, c’est un grand bouleversement qui se traduit par plein de petits changements. Mais quel bonheur et quel plaisir de les vivre ! Puis, n’exagérons rien, certes l’arrivée d’un bébé c’est un tsunami, certes la vie est changée. Mais au bout de quelques mois, on retrouve un certain équilibre, et concernant nos beaux principes le plus important est d’avoir une ligne directrice. Ne pas être buté et campé sur ses idées, c’est il me semble un gage de qualité en tant que parent. Savoir ce que l’on veut précisément sur des points clés, c’en est un aussi. Bref, tout est toujours une question d’équilibre, pour nous, pour eux …

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1 réponse »

  1. Je suis entièrement d’accord avec tout ce que tu as écris!
    Moi aussi des que j’entends un malheur qui est arrivé un enfant ça me bouleverse et je pense aux pauvres parents, c’est horrible!
    On les aime tellement nos bébés…

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