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Pourquoi ça nous change autant ?

En ce moment, c’est la grosse remise en question par chez nous. Nous vivons notre petite crise de l’après-bébé que connaissent certaines personnes. Mais au milieu de ce chaos, nous avons un peu de chance puisque cette crise ne concerne pas notre couple ou notre amour pour notre fille. Cela concerne nos conditions de vie matérielles et nos professions.

Depuis la fin de ma grossesse, je ne supporte plus mon travail. J’essaye d’analyser ce désintêret voire ce dégout de ma profession. J’ai fini par comprendre qu’il avait perdu tout son sens, au moment où je me suis sentie devenir mère. Or il s’agit d’un métier qu’on ne peut pas exercer sans conviction, sans foi. En particulier, quand on n’est déjà pas, au départ, extrémement à l’aise dans l’exercice de celui-ci.

Rajoutez à cette crise de foi, un compagnon coincé sur un poste, sans perspective d’évolution, saupoudrez d’une vie étriquée dans un deux pièces au loyer ultra élevé et vous obtiendrez un couple au bord de la crise de nerfs.

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Je me demande pourquoi l’arrivée d’un enfant boulverse autant nos schémas. Pourquoi alors qu’on pouvait se satisfaire d’une situation, soudain elle devient intolérable ? Mon cerveau soumis à ces nombreuses questions, se met alors à envisager toutes sortes d’hypothèses.

Le sommeil peut-être, ou plutôt son absence. Il parait que la privation de sommeil à outrance peut modifier une personnalité. Serions-nous devenus de toutes autres personnes en contractant une belle dette de sommeil ? Peut-être qu’on est aussi arrivés au bout de certaines limites physiques et psychiques, par fatigue.

La confrontation avec la réalité. Quand on a fantasmé des années l’arrivée d’un bébé, et que ledit bébé est réellement là, on est bien souvent obligé de revenir sur deux ou trois idées arrêtées. Or qui dit revenir sur des idées arrêtées, dit forcément remise en question et changement.

L’intensité des sentiments. Je ne sais pas vous mais depuis que je suis mère, tout ce que je ressens est intense : mon amour pour ma fille, la joie quand je la vois évoluer, les rires partagés avec son père (et mon amour pour lui qui du même coup a aussi décuplé), les petits bonheurs quotidiens qui ont étoffé mon existence, mais aussi les peines comme lorsque ma fille verse de grosses larmes, ou les inquiètudes. Tout est décuplé, tout est intense, ça chamboule forcément le coeur et la tête.

La vie matérielle. De façon très terre à terre, avoir un enfant renvoie à des réalités toutes simples. Vivre dans Paris, dans un deux pièces, en couple c’est faisable, à trois un peu moins. Offrir une vie totalement adaptée à son enfant à Paris, avant je trouvais ça simple maintenant moins. Biensur il y a des avantages à grandir à Paris, mais il est vrai aussi que de nombreux désavantages existent.

C’est surement un peu tout cela à la fois. Une envie aussi d’aller de l’avant, de ne pas stagner dans une position qui nous déplait. L’équilibre est à trouver.

Je sais que certains parents perçoivent l’arrivée de leur enfant comme un évènement qui modifie seulement une partie de leur vie, un évènement qui demande une réorganisation, certes, mais qui ne bouleverse pas l’ensemble de leurs schémas. Et j’ai envie de dire qu’heureusement pour beaucoup une simple petite réorganisation suffit. Mais j’imagine que tout cela n’a rien de prévisible. Certains attendent de tout avoir bien planifié, bien installé avant de se mettre à faire un enfant, et finalement rien ne se passe comme prévu et le couple fait des découvertes totalement abasourdi. D’autres font leur enfant de manière impulsive, sans les conditions idéales et tout finit par rouler comme une évidence. Il me plait à penser que tout cela n’a rien de bien planifiable, et tant mieux si la vie est ainsi. Mais bon sang, qu’il est dur de trouver l’équilibre !

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2 réponses »

  1. Je lis votre post alors que je suis en train de vivre la même situation et que je commençais à me demander si j’étais normal de ressentir tout cela. La remise en question (nous c’est travail, couple, famille !), le manque d’espace, le manque de temps, le manque de soit. L’impression d’être en apnée. Notre fils a 18 mois et nous n’avons pas encore repris notre souffle. Faut-il attendre que la « crise » passe et donner toujours bonne figure ? Je n’ai pas encore trouvé la réponse. J’espère que vous la trouverez vite.

  2. Je ne sais pas si faire bonne figure est vraiment nécessaire. Je ne cache à personne nos déconvenues profesionnelles ou notre fatigue, mais je partage aussi nos joies et ma conscience de la chance qu’on a malgré tout.
    Je commence à me dire aussi qu’il faut peut-être faire les choses par étape et voir à moyen terme. Peut-être aussi prendre le temps de réfléchir, de savoir ce que l’on veut dans la vie.
    Bon courage à toi aussi.

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