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L’expérience de la maternité … à la maternité

Quand la paperasse administrative ou les pages de mes vieux agendas me renvoient à des dates de l’année 2010, un milliard de sensations me reviennent en mémoire. Tel l’effet madeleine de Proust, le nombre 2010, évoque pour moi toute une époque riche en émotions. Chaque mois de cette année correspond à des sensations particulières de la grossesse, avec pour point culminant, la fin d’année, le mois de décembre et la naissance de minicap, suivie de mon séjour en maternité.

Je suis restée 6 jours à la maternité.. Je garde un souvenir très prégnant de cette petite semaine qui m’a parue extrêmement longue. Les odeurs, les couleurs, et surtout les mots employés, tout est resté ancré dans ma mémoire, marquant au fer rouge mes premiers jours en tant que mère.

J’ai adoré être entourée de sage-femmes bienveillantes et compétentes. A commencer par celle qui m’a accouchée, qui était douce, qui a su prendre les bonnes décisions (il me semble en tout cas) et me donner des nouvelles de mon bébé, puis celle qui m’a massé le ventre pendant la phase de délivrance, alors que je faisais une hémorragie et qui a su diminuer la douleur, celle qui a pris le temps (malgré ses 40 visites à faire en 2 h …) pour me parler allaitement pendant que je pleurais mon baby blues. J’ai apprécié les infirmières qui m’ont patiemment répondu alors que je posais des questions idiotes ou que j’avais des requêtes étranges.

Par contre, je n’ai pas aimé mais alors pas du tout aimé, qu’on donne des biberons de complément à ma fille sans même que l’on m’en parle, le premier juste après la tétée de bienvenue … J’ai très modérément apprécié que le lendemain de cette nuit de folle intensité qu’a représenté cette naissance,  on me refourgue à vitesse grand V les médicaments que j’étais censée prendre sans rien m’expliquer et qu’on les pose loin de mon lit alors que je ne pouvais pas me lever (rapport à mon hémorragie …)

J’ai détesté les petites phrases assassines de certaines auxiliaires de puéricultures et aides soignantes telles que « Oh mais elle fait n’importe quoi maman ! Il est trop grand ce bonnet ! » (taille naissance …), « On dirait un chat enragé », en parlant de ma fille qui pleurait de faim car elle n’arrivait pas à téter et s’énervait.

J’ai été désespérée qu’absolument personne n’ait vu mon épuisement, qu’il ait fallu attendre les résultats d’analyse révélant une anémie très sévère pour qu’on se penche un peu sur mon cas. Que malgré mon état, une auxiliaire de puériculture me réponde au milieu de la nuit, alors que je pleurais d’épuisement, « comment vous ferez à la maison, si on vous aide ici ?! »

Mais j’ai su trouver ici et là des petits moments de bonheur, comme lorsque un jour, amenant minicap à la nurserie, j’ai croisé un papa qui s’est alors naturellement exclamé « Qu’elle est belle cette petite fille ! » en parlant de la mienne de fille, et je peux vous dire que je n’étais pas peu fière à ce moment là ! Ou lorsque j’ai partagé un moment d’allaitement avec une autre maman, sur des sortes de rockingchair chair aux dimensions adaptées pour pouvoir poser le bras. Elle parlait de son fils, comme quoi il était très différent de ses deux première filles. C’était amusant.

Je garde un souvenir très ambivalent de ce séjour. J’y ai trouvé des conseils, un traitement et deux ou trois anecdotes agréables mais j’y ai aussi trouvé de la saleté, de la poussière partout, même sur mon coussin d’allaitement, une chaleur étouffante, des portes qui claquent, le personnel qui entre dans la pièce à n’importe quelle heure, le bruit, l’absence de barbe de 4 jours … tout m’a paru si agressif. Je l’ai vécu comme une expérience rude et j’en suis sortie plutôt déstabilisée. Je me demande parfois ce que j’aurais éprouvé dans un environnement différent, comment j’aurais vécu mes premières journées de mère avec ma fille, auraient-elles été plus douces, plus sereines ? Je ne suis pas sure que les choses m’auraient parues moins chaotiques, sereine je ne l’étais de toute façon pas. Mais j’aurais peut-être été mieux écoutée, moins fatiguée, et surtout plus confiante en l’avenir. 

Finalement, quelle drôle de manière de démarrer sa maternité !
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4 réponses »

  1. comme je comprend et partage ton ressenti, j’ai accouché un dimanche à 18h et je suis sortie moins de 48h plus tard, le mardi vers 15h car je n’en pouvais plus…
    Les séjours en maternité durent 48h en Espagne, les bains sont donnés par des puericultrices et rien ne nous est expliqué..
    De plus on partageait la chambre avec un autre couple et la famille entière défilait dans notr chambre en nous demandant pourquoi notre bébé pleurait autant..un vrai cauchemar…
    au contraire personne ne nous a aidé, ni pour la mise au sein ni pour rien en fait et j’étais très heureuse de rentrer chez nous avec mes hommes…
    Pour le prochain si je peux je partirais encore plus tôt…
    Belle journée à toi!

    • Olala, les remarques des familles sur les pleurs de ton fils … je ne sais pas comment j’aurais géré ! J’ai eu la chance d’avoir une chambre privée.

      J’espère que ton prochain séjour se passera mieux 🙂

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