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Lettre à toi, mon tout …

Tout ce que je voudrais que tu saches, ma fille, tout ce que je voudrais que tu comprennes …

Parfois, je me replonge dans mes pensées d’enfant, d’adolescente, et je me rappelle, je me souviens des émotions, des blessures, des ressentiments. J’essaye alors de prendre la mesure de ce que j’ai pu vivre, de ce que je vis et de ce qu’il nous reste à vivre ensemble.

Quand je te vois souriante, confiante, agrippée coûte que coûte à mes jambes, à mes bras, refusant de trouver le réconfort ailleurs qu’auprès de moi, quand je te vois ainsi, j’ai envie et besoin de me rappeler que tu vas grandir, qu’un jour tu n’auras plus besoin de moi. En effet, tu es encore si petite, il est bien normal que tu sois encore si fusionnelle avec moi. Mais un jour, tu seras une femme, tu feras tes propres choix, tu vivras ta vie. Je veux garder en mémoire qu’il sera normal et sain, qu’à l’adolescence, tu te détaches de ton père et moi, que tu découvres tout ce que nous ne sommes pas, tous les manques dont tu prendras conscience à ce moment là. Tu regretteras que ta mère ne soit pas un peu plus sportive, peut-être aurait-elle alors été capable de te transmettre le goût de la compétition, de l’effort physique. Tu regretteras qu’elle n’ait pas su te transmettre les codes sociaux, les connaissances, les savoirs-faire qui n’étaient pas les siens. Peut-être, que tu envieras une de tes copines d’avoir une mère différente, peut-être te diras-tu que tout de même la vie aurait mieux commencé pour toi avec plus d’argent, plus de place ou de verdure … que sais-je encore. Toujours, est-il, qu’un jour, tu oublieras ce que tu aimes chez ton père, chez moi, chez nous. Ce sera pour mieux t’envoler, pour mieux te trouver aussi. Et j’essaye dès aujourd’hui, de garder en mémoire que ce ne sera que le cycle qui reprend, qu’il n’y aura pas à s’inquiéter.

J’espère qu’à l’issue de ce cheminement et de bien d’autres, tu te sentiras à ta place dans ce monde, que tout prendra forme dans ton existence et que notre famille restera ton nid, ton réconfort, ton repère, quoi qu’il arrive. J’espère que je serai assez forte pour être ton roc dans la tempête, ton chêne pour t’appuyer et que quoi qu’il arrive, quoi qu’il se passe, je te laisse toujours être toi-même. J’espère que je serai capable de t’aider à accomplir ta personnalité.

Je sais qu’un jour mon oisillon ne sera plus là auprès de moi, alors même si je t’aime plus que tout, dès à présent, je sais qu’il faut que je songe aussi à moi. Car tu es mon tout mais tu n’es pas moi … petite puce deviendra grande et j’ai hâte de voir ça.

 

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2 réponses »

  1. J’ai pleuré.
    j’ai pleuré. c’est tellement vrai…
    j’ai pleuré. ça fait ressortir les vieux démons…
    j’ai pleuré. tu as écris tout ce que je ressent…

    cet article je vais le partager et le sortir sur papier pour l’avoir près de moi …

    merci…. ♥

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