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Ma fille a découché pour la première fois !

J’ai entamé mon sevrage de nuit au bébé ! Nous l’avions bien laissée pour une soirée, ou quelques après-midis, et dès ses 5 mois ce qui me semble tout à fait correct surtout si on prend en compte l’allaitement. Mais la laisser une nuit entière, c’était un cap compliqué.

Je le dis très franchement, avant ses un an c’était tout simplement impossible pour moi, je ne peux pas l’expliquer, ça me semblait infaisable. Un jour, j’ai même entendu en salle des maîtres des collègues parler de la règle des un an=une nuit, deux ans=deux nuits … etc, pour finir avec la super blague « et alors pour 18 ans c’est 18 nuits ? » Niark, niark, niark. Quoiqu’il en soit, elle me convenait très bien cette « règle ». Même si en la matière, ce qui compte le plus c’est le ressenti des membres de la famille, bien entendu.

Mais n’allez pas croire que l’anniversaire de minicap passé, je me sois précipitée sur  l’occasion de laisser « la bête » pour la nuitée, que nenni ! Il m’a fallu encore 5 mois et demi pour franchir cette étape. Enfin je dis je, mais n’oublions barbe de 4 jours qui n’était guère enchanté, arborant une mine déconfite et les yeux humides à l’évocation de sa fille hurlant à l’abandon au cœur de la nuit,  se demandant « mais pourquoi m’ont-ils oubliée ? Est-ce pour toujours ? » J’exagère à peine.

Mais voila, passé un certain temps, on a envie de reprendre un peu de temps pour soi, quelques heures et après-midis par ci par là, c’est très bien mais les soirées c’est encore autre chose. Retrouver l’ambiance de la nuit, faire la fête, s’émécher, vadrouiller sans savoir où se terminera la nuit, bref retrouver son extrême insouciance un temps ! 

La grande difficulté pour nous était surtout de savoir que minicap allait se réveiller en pleine nuit sans nous voir. Cette simple idée nous effrayait beaucoup. Puis nous avons tout de même franchi le cap en se disant qu’il fallait tester. Depuis toujours minicap réagit différemment selon les circonstances et les personnes qui la gardent, c’est qu’elle comprend tout la gamine ! Alors on a essayé (après avoir hésité jusqu’au jour « j ») avec pour consigne aux grands-parents de nous appeler illico presto si les pleurs nocturnes restaient inconsolables. Rassurée par la promesse arrachée à ma mère à ce sujet, nous avons donc dit banco pour la nuit test.

Le sac à langer dument  classé en « nourriture, linge et jouets/livres/doudou », le bébé préparé à grand renfort de câlins et d’explications quant à la situation à venir, nous avons abandonné laissé notre enfant à ses grand-parents pour la nuit. Inutile de vous dire que les sourires béats des dits grands-parents contrastaient totalement avec ce que je ressentais au fond de moi, même si j’ai biensur décroché mon plus beau sourire pour rassurer ma fille. Mais quand la porte s’est fermée derrière la joyeuse bande et barbe de 4 jours descendu pour aider (on n’a pas voulu de la maman accro pour aider au départ, je ne sais point pourquoi …) mon cœur gros était prêt à exploser, j’ai même failli verser ma petite larme.

Mais finalement, la soirée commençant, j’ai doucement laissé mon esprit glisser ailleurs, peut-être 2 ans en arrière, à une époque où la nuit m’appartenait si j’en avais décidé ainsi. Toujours est-il que mon cœur ne s’est rappelé à mon bon souvenir qu’à notre retour quand j’ai trouvé son petit lit vide. Mais je n’ai pu m’éterniser bien longtemps sur des pensées tristes, trop occupée que j’étais à plonger mon nez dans mon oreiller.

Le lendemain matin (après 4 h de sommeil hm,hm), clairement ma fille me manquait ! Mais ce n’était pas le côté inquiet, stressé, accro qui parlait, non juste le fait que voila ma fille elle me plait, elle me botte, et j’avais envie de la voir. Après un petit texto pour m’assurer que tout allait bien du côté de minicap, barbe de 4 jours et moi-même avons profité de notre matinée pour petit-déjeuner au café, rien que tous les deux avant de retrouver la plus belle !

Bilan des courses : mon père avait toujours l’air ravi, ma mère avait l’ai exténué, minicap tout autant. Je les soupçonne toutes les deux de s’être tenue compagnie cette nuit-là … mon père ronflant dans la chambre d’à côté, tiens ça me rappelle quelque chose …  Minicap avait aussi la lèvre gonflée d’avoir trop tété sa tétine, ce qui ne m’a pas trop plu, je dois bien l’avouer. Mais d’après ma mère tout s’est bien passé, elle se serait réveillée deux fois dont une fois très brièvement. Bref, on était loin du scénario catastrophe. J’avoue tout de même que je ne le ferais pas tous les week-ends ! Et ce n’est pas pour demain la nouba pendant une semaine non-stop ! (autant pour la séparation que pour nos foies … )

J’ai profité de l’après-midi qui a suivi pour câliner ma puce tant que je pouvais, heureuse d’avoir pu sortir avec mon homme mais heureuse aussi de la retrouver. Minicap toute contente a gratifié les chats d’une danse de la joie fort gracieuse puis elle a retrouvé ses jouets (scotchée à sa tétine … grumph !) avec un bonheur non dissimulé.

J’ai pu aussi découvrir le doux bonheur parental de gérer son bébé après une nuit arrosée et surtout très tardive ou matinale au choix. Un vrai bonheur tinté d’envies de dormir et d’énervements … c’est qu’on n’est plus tout jeune ! Sans regret pour autant.

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