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Faut-il beaucoup d’argent pour faire un enfant ?

La question est posée. A en croire les grands pédagogues et autres penseurs du monde éducatif, un enfant a surtout besoin d’affection et d’attention. Oui mais voila, l’amour et l’eau fraiche n’ont jamais donné à manger et un toit à qui que ce soit.

Si l’équilibre des parents d’un point de vue personnel et amoureux est un élément primordial avant de faire un enfant, qu’en est-il de l’équilibre financier ? Y-a-t-il un seuil acceptable à partir duquel avoir un enfant semble gérable ? A une époque où de plus en plus de parents attendent de nombreuses années, afin d’avoir le bon travail, le bon logement, la bonne voiture, on est en droit de se demander s’il est nécessaire d’avoir beaucoup d’argent pour faire un enfant.

Je ne serai surement pas très objective en la matière car si j’avais attendu la situation idéale, minicap ne serait pas là et si je comptais le faire à l’avenir, nous n’aurions certainement pas de deuxième enfant avant une dizaine d’années … or il se trouve que nous n’envisageons pas les choses ainsi avec barbe de 4 jours. Cependant, je ne peux pas nier cette réalité aussi simple et primaire : il faut se nourrir, se loger, se chauffer, se vêtir. Bref vivre, et faire vivre sa famille.

Avant de dépenser de l’argent pour bébé, on en dépense pendant la grossesse. Il y a les rendez-vous de suivi, les analyses tous les mois, les échographies, la préparation à l’accouchement puis ledit accouchement accompagné d’un séjour en maternité (ou à la maison, ce qui, vous en conviendrez, est une solution très économique !). Là, soyons clair, on a beau râler car il y a de nombreux manques, nous avons la chance, en France de bénéficier d’un système qui favorise les naissances en permettant d’enfanter à moindre frais. Car à moins de choisir une maternité privée et pour peu qu’on soit suivie tous les mois par une maternité publique, très peu de frais sont à avancer. Alors même qu’un accouchement coûte en réalité une petite fortune. En ce qui me concerne, je n’ai payé que deux consultations (très couteuses) chez ma gynécologue, des échographies (très couteuses) et une partie du suivi post-natal chez ma sage-femme. J’aurais pu payer encore moins et j’aurais aussi pu payer encore plus. Toujours est-il qu’il est possible de vivre une grossesse « gratuite » ou presque et j’en suis encore étonnée.

Concernant l’arrivée de bébé, encore une fois le système français permet grâce aux allocations familiales de largement se dépatouiller pour tout préparer. En tout cas, lorsqu’on a peu de moyens, puisque les allocations sont attribués en fonction des revenus. Mais n’est-ce pas, justement quand on a peu de revenus qu’on a besoin d’un peu d’aide ?! Qu’on ait les moyens ou non, on a souvent l’impression qu’il va falloir acheter tout l’attirail de puériculture pour être un bon parent, or cela relève d’une illusion partielle, selon moi. Je dis partielle, car il est évident qu’acheter ce matériel est parfois indispensable, et il permet, selon moi, de construire en partie, le cheminement de parent. Mais il faut faire le tri, tout n’est pas indispensable, loin de là. Mais comment faire le tri quand on attend son premier enfant ? Là est la difficulté, car avant de vivre l’expérience il est bien difficile de savoir ce qu’il faudra pour soi et pour son bébé, qui sera unique dans ses envies et ses réactions. Je conseillerais d’acheter les indispensables avant la naissance et d’aviser par la suite. D’acheter d’occasions certaines choses, et de revendre le matériel qu’on n’a pas utilisé.

L’indispensable, pour moi, ce serait le lit, le lit parapluie, l’écharpe de portage ou un porte-bébé physiologique, les biberons, les égouttoirs à biberons (et encore ça se discute), le goupillon pour laver les biberons,  et bien évidemment les vêtements ! Et encore, ayant allaité ma fille jusque là, j’ai assez peu utilisé les biberons achetés. Après, pour le reste, il y aura toujours un moyen de s’organiser autrement, dans le pire des cas. Par exemple, minicap n’a pas eu de transat, et on s’est dépatouillés sans. D’autres n’achètent pas de chaise haute et tout va bien.

Si on s’en tient donc à cette liste ultra réduite, alors c’est sur avoir un bébé ne coûte pas une fortune. Mais biensur, il faudra ajouter de nombreuses choses en fonction de ses besoins (le siège-auto notamment !) ou de ses envies (le tapis d’éveil ?). Je suis la première à avoir investi dans un milliard d’objets et quand je songe à une deuxième grossesse, je pense assez vite aux différents achats que je voudrais effectuer. Le tout c’est de raison garder, et d’éviter les achats compulsifs.

Qu’en est-il des achats qui paraissent secondaires mais qui pourtant permettent l’équilibre d’un enfant, à savoir les jouets ? J’ai découvert, comme beaucoup de parents que beaucoup de jouets coûteux étaient très vite délaissés par minicap. J’ai appris à faire le tri, une fois de plus. J’essaye de cibler ses envies précises du moment, afin d’éviter des échecs cuisants, puis j’achète beaucoup dans les vide-greniers. On y trouve des jouets (et des vêtements) en très bon état et vraiment peu chers. Certains d’entre eux font même partis des jouets préférés de minicap. Il reste bien évidemment la famille qui rechigne rarement à offrir un petit cadeau aux bambins. Puis, je l’avoue, plus le temps passe et plus j’ai envie de favoriser les jeux de loisirs créatifs. Acheter de la peinture, de la pâte à modeler, des crayons, bref du matériel finalement peu coûteux, que minicap adore et qui permet de l’éveiller. Enfin, il existe de nombreux lieux, surtout dans les grandes villes, où nos bambins peuvent profiter de jouets, gratuitement. Je pense aux ludothèques où on peut emprunter, mais aussi aux maisons vertes, ou aux nouveaux concepts café comme le petit bazar, le poussette café ou le café grenadine où des jouets sont à dispositions. Ce n’est pas révolutionnaire mais cela permet de voir d’autres choses que ce qu’il y a à la maison. Puis, pourquoi ne pas aussi construire ses propres jeux et activités. Si on reste dans la lignée des adeptes montessoriens, on peut très bien créer des activités ludiques avec trois fois rien. Minicap adore par exemple faire la cuisine avec moi.

Finalement, ce qui coûte le plus cher quand on a un enfant c’est le mode de garde. Si on a la chance d’avoir une place en crèche, cela reste encore gérable, mais qu’en est-il des enfants gardés par une assistante maternelle ? A environ 1000 euros par mois, la garde à temps plein (à Paris, j’entends bien), il faut avouer que ce n’est pas donné ! Ce prix exorbitant poussant souvent les femmes ayant peu de revenus à arrêter de travailler. C’est sur, cette question demande de sortir sa calculatrice et de s’adonner à de savants calculs.

Mais c’est peut-être plus tard, quand les enfants grandissent que les vraies dépenses commencent. Quand il faut financer leurs envies, leurs activités, leurs vacances, leurs études … C’est sur qu’une certaine sécurité financière est indispensable. Mais le bonheur se monnaye-t-il  ? L’épanouissement d’une famille passe-t-il nécessairement par le porte-monnaie ? Rien n’est moins sur, mais comme on dit, il y contribue … enfin peut-être.

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