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L’aveuglement par l’homophobie

Le sujet du mariage entre personnes du même sexe et par extension de l’homoparentalité est un sujet qui me touche et sur lequel j’ai un opinion (oui parce qu’il m’arrive de ne pas en avoir … d’opinion), mais je n’avais pas spécialement envie d’en parler sur mon blog. Très certainement, parce qu’en ce moment les débats font rage et qu’on nous rebat les oreilles sur la réforme en cours, je n’avais pas particulièrement envie de mettre mon petit grain de sel.

Oui, mais voila, l’autre jour nous avons récolté ceci, dans notre boite aux lettres :

Notez l’utilisation du terme « duos » au lieu de « couples », ça leur brulerait la langue …

Outre le fait que de voir ce genre de prospectus accumulant un nombre impressionnant d’amalgames me donne tout simplement la gerbe, j’ai eu aussi envie d’argumenter un peu plus en profondeur sur le sujet.

Comme point de départ, on pourrait donner quelques chiffres. Les homosexuels, en France, représentent quel pourcentage de la société ? Pour cela, je vais citer Gaëlle Dupont qui a écrit dans le Monde, un article intitulé « Filiation, état civil, héritage : ce que la loi changera pour les couples homosexuels ». « Selon une enquête IFOP publiée en janvier, environ 6,5 % de la population âgée de 18 ans et plus se définit comme homosexuelle ou bisexuelle. » Et combien d’enfants vivent en permanence avec des parents homosexuels? « L’INED estime entre 24 000 et 40 000 le nombre d’enfants vivant dans ces familles. » Le chiffre passe à 200 000 ou 300 000 si on prend en compte tous les enfants vivant dans un contexte homoparental, dans un sens plus large.

L’objectif de la réforme en cours serait donc, au delà de tout débat idéologique, de garantir une sécurité juridique, au combien nécessaire, pour les enfants qui vivent déjà avec des parents homosexuels. Or comme l’a dit  le député UMP de Seine et Marne  qui compte voter pour la réforme malgré le positionnement de sa famille politique, ce qui compte c’est la protection de l’enfance.

En effet, l’idée sous-jacente est que le droit est là pour gérer la société telle qu’elle existe. Les lois viendraient régenter la société telle qu’elle fonctionne à un instant T. D’où les nécessaires réformes régulières car la société est mouvante. Si on pense que la loi est là uniquement pour donner une direction en amont de ce qui doit être fait ou ne pas être fait, il y a à mon avis, un fort danger de se retrouver dans un Etat dirigiste, ou pire … Bien sur, des limites sont nécessaires. Mais justement qu’elles seraient justes et bonnes ces limites qui viendraient à garantir à un enfant qu’on ne va pas lui arracher un père ou une mère depuis toujours, après le décès de son autre parent ! Qu’il est difficile de se sentir complet quand au sein de sa famille les statuts ne sont pas clairement définis par la loi ! Cela n’empêche pas de vivre, mais cela peut être pesant. Imaginez le père ou la mère (de fait) qui ne peut autoriser certains soins pour son enfant, à l’hôpital, car il n’est pas officiellement détenteur de l’autorité parentale ?

L’autre argument avancé par les détracteurs de la réforme est que les enfants de couples homosexuels ne seraient pas épanouis. Pour cela, certains mettent en avant une récente étude réalisée au Texas (haut lieu de la tolérance, soit dit en passant …) intitulée Regenerus. Selon cette étude, les enfants vivant avec des parents homosexuels seraient plus enclin à sombrer dans la dépression, la boulimie, l’anorexie, la drogue … etc. Je ne sais pas du tout ce que vaut cette étude ni le contexte dans laquelle elle a été réalisée. Je ne prétends pas non plus connaitre l’impact que peut avoir l’homoparentalité sur un enfant, d’un point de vue purement psychologique. Cependant, il me semble, comme peut en témoigner une blogueuse, instit et lesbienne, qui évoque les conditions très difficiles dans lesquelles vivent certains de ses élèves que la dualité mère-père ne garantie pas l’équilibre d’un enfant. Comme elle, j’ai pu voir que certains enfants vivent dans des conditions difficiles, avec des parents qui se sentent parfois très peu concernés. Où est-ce que je veux en venir ? Tout simplement au fait que des façons d’être mal éduqués, mal aimés, il y en a des milliards. L’homoparentalité viendrait apporter sa pierre à ce triste édifice ? Je ne pense pas, tout simplement parce que ces parents qui ne sont pas naturellement et biologiquement « équipés » pour procréer ensemble vont devoir mener un véritable parcours du combattant pour devenir parents. Que ce soit par le biais de l’adoption ou par celui de la procréation médicalement assistée. La plupart du temps, ils devront garantir une sécurité financière, affective,  psychologique et rester un couple uni. Ils  auront donc passé des épreuves que la grande majorité des parents ne connait pas. Alors, à mon humble avis, il s’agira là de parents imparfaits comme nous tous, un poil traumatisants, comme nous tous mais très certainement attentifs, aimants et impliqués. Et c’est bien là le principal, toujours selon moi !

Mais qu’en est-il de la simple question du mariage ? Qu’en est-il de ces hommes et femmes homosexuels ? Je me rappelle encore d’une question formulée très naïvement par une personne de mon entourage « Mais pourquoi veulent-ils le droit de se marier ? » Pourquoi vouloir le même droit que les autres ? Et bien juste pour avoir le même droit que les autres … C’est une question d’égalité. Dans l’article cité plus haut, Gaëlle Dupont nous rappelle les différences entre le mariage et le PACS. « Le mariage, quant à lui viendrait protéger, juridiquement, les couples de même sexe. Célébré en mairie, ce dernier engage une solidarité des dettes plus importante. Il permet de porter le nom de son conjoint et entraîne une communauté de biens de principe. Le conjoint survivant est automatiquement héritier de son époux. Le conjoint bénéficie également de la pension de réversion. » Et de façon plus romantique et légère, j’imagine que bon nombre de couples homosexuels ont envie de célébrer leur amour autour d’une jolie cérémonie, comme n’importe qui.

Il faut tout de même rappeler que la France semble en retard en la matière puisque bon nombre de pays ont déjà voté en faveur du mariage entre personnes du même sexe. Ainsi en Espagne, en Argentine, au Mexique, (et ce ne sont que des exemples) les mariages homosexuels sont autorisés. Pourtant il s’agit là de pays traditionnellement catholiques et très croyants. A méditer …

Enfin, pour répondre à la question si intelligemment posée par les personnes ayant rédigé le prospectus à l’origine de mon billet, je dirais que oui, je confierais des enfants à « ces gens-là ».

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25 réponses »

  1. Je crois que la France et les français sont arriérés sur les sujets de société. Tout celà existe déjà alors autant l’encadrer et adapter les lois, afin que tout le monde soit à égalité et protéger juridiquement ces enfants et leurs parents (de même sexe, oui). On entent des arguments dignes du 18è siècle qui me font bondir !

  2. Elle me fait trop rire cette pub (enfin rire, façon de parler!!!). Quel cliché!!! C’est vrai : tous les homos défilent à moitié à poil dans la rue (nan mais faut que je sorte de chez moi un peu^^). Ah mais on confierait plus des enfants à des gens comme DSK (pour ne citer personne oui je sais c’est pas bien!!!) : à mon goût un modèle en terme d’image sexuelle… (cela n’engage que moi bien entendu…).

  3. .Le problème est un peu plus complexe que la façon dont il est présenté ici ou ailleurs. Tout d’abord, il faudrait cesser de traiter d’homophobie ou d’homophobes tous ceux qui s’opposent à ce projet.
    Voici quelques réflexions à méditer.
    Le mariage : il consacre depuis des millénaires l’alliance d’un homme et d’une femme, et même s’il est quelque peu délaissé aujourd’hui, il fait partie des traditions qui sont le socle de notre civilisation, et il n’est pas sans danger de toucher aux codes et représentations qui nous régissent depuis des millénaires. Si « tout se vaut, rien ne vaut » dit-on….
    S’il est légitime d’exiger une protection juridique pour ces couples homos, pourquoi le « mariage, » alors même que celui-ci est déserté par les couples hétéros ? il y a des moyens autres pour assurer une protection juridique de ces couples.
    Les enfants : là est le vrai et réel problème. Un enfant ne se résume pas « à l’amour » qu’on lui porte, ni au fait d’être éduqué (ce que n’importe qui est capable de faire) Mais sa construction psychique passe par la nécessité d’avoir un père ET une mère. C’est d’ailleurs bien la raison pour laquelle, compte tenu du nombre de séparations, les spécialistes en santé mentale infantile insistent pour que les pères puissent être présents dans la vie de leurs enfants. Il est du reste assez incohérent de la part de certains d’affirmer qu’un enfant a besoin vital d’un père et d’une mère, et affirmer ensuite que deux pères ou deux mères font l’affaire. De même, il est assez surprenant de citer, en tant qu’argument en faveur de l’homoparentalité, que des parents hétéro sont maltraitants comme si des parents homo ne pouvaient jamais l’être !
    Le chiffre de 20 à 300 000 enfants vivant avec des parents homosexuels est un coup de bluff des associations gays afin de faire céder le législateur. Les chiffres de l’INED sont bien plus fiables. Mais parmi tous ces enfants, la très grande majorité sont nés et ont vécu dans des couples hétéros avant que leurs parents se séparent et que l’un d’eux se mette en couple homo.
    Par ailleurs, les rares études faites sur l’impact de l’homoparentalité sur les enfants, ont été faites par des groupes gay et lesbiens avec des défauts de méthodologie majeurs, sans parler du manque de neutralité de ces groupes, ce qui n’est pas le cas de l’étude de Regenerus qui non seulement s’appuie sur de larges échantillons, mais a des groupes témoins et respecte un protocole donné dont l’examen direct des enfants.
    La première question existentielle que pose un enfant est « comment vous m’avez fait », la deuxième question qui le turlupine est « qu’est-ce qui se passe derrière cette porte de la chambre à coucher » ……..
    Enfin, est-il raisonnable ou acceptable de modifier tout le code civil adapté au plus grand nombre, afin de supprimer les termes « père » et « mère » pour satisfaire les exigences d’une très faible minorité ?
    Si la loi n’est pas là « pour donner une direction en amont de ce qui doit être fait ou ne pas être fait », a-t-elle vocation à se plier à des modes et / ou à satisfaire toutes les exigences de minorités sans en mesurer toutes les conséquences, présentes et à venir ?
    Il y a aujourd’hui aux USA et dans plusieurs pays européens un lobby pédophile de plus en plus prégnant qui demande à ce que l’âge permis pour des rapports sexuels soit abaissé. Ils parlent aussi d’ « amour » de « tendresse » et s’appuient sur une étude de Bauserman en 1998 qui affirmait que les enfants qui avaient eu des rapports sexuels sans violence (certains disent même « consentis » ) avec des adultes, en gardaient plus tard de bons souvenirs ! C’est aussi ce que prétend haut et fort G. Matzneff. H. Van Gijseghem, psychologue canadien, auditionné l’année dernière à la chambre des communes canadienne au sujet d’un projet de loi voulant durcir les peines des prédateurs sexuels, affirmait quant à lui, que « la pédophilie était une orientation sexuelle au même titre que l’homosexualité et l’hétérosexualité »
    .Que devrait alors faire le législateur ?

    • Je suis complètement d’accord avec votre billet. J’espère que les sondages sont faux, ou que les gens ne réfléchissent pas quand ils répondent… Ce qui me fait honte en tant que catholique ce sont les.représentants du clergé. Ce qui me fait peur, ce sont les personnes qui comparent l’homosexualité à la polygamie ou à la pédophilie… Je confierais mes enfants à des amis homos sans souci, mais certainement pas à des réacts homophobes.

    • En tout premier lieu, je tiens à dire que je suis très heureuse de vous voir réagir ici et de pouvoir lire votre argumentation.

      Mon billet n’avait absolument pas pour prétention de résumer toute la complexité de la question du mariage entre personnes du même sexe et encore moins de celle de l’homoparentalité. Mais il est volontairement orienté, et le titre est volontairement un peu provocateur. Même si je l’avoue, j’ai la conviction intime qu’il y a nécessairement une petite part d’homophobie chez toute personne réticente et effrayée par l’idée d’établir une égalité de droits entre les personnes homosexuelles et hétérosexuelles. On pourra dire que les questions qui touchent à la famille sont nécessairement sensibles et délicates, j’en conviens.

      Vous me dites que les couples homosexuels ont droit à une protection juridique mais qu’ils pourraient très bien la trouver sous une autre forme que le mariage. Voudriez-vous que l’on crée un PACS 2 ? Ou que l’on invente un nouveau contrat qui aurait le goût et la forme du mariage sans en avoir le nom ? Pardonnez-moi, mais je n’en vois franchement pas l’intérêt, ce serait une démarche profondément injuste et humiliante pour les personnes concernées.

      Concernant les enfants, je ne suis absolument pas d’accord sur le fait que tout le monde est capable d’éduquer un enfant. Je vois dans le cadre de mon travail, des enfants qui sont totalement voués à eux-mêmes. Certaines familles, sans être maltraitantes, vivent tout simplement dans un désert affectif et/ou intellectuel. Ils n’ont pas les armes pour éduquer leurs enfants. Je dirais plutôt que tout le monde est capable de prodiguer des soins à un enfant ; l’habiller, le nourrir, le soigner. Mais il s’agit bien là du minimum. Des enfants vivant avec ce minimum, il y en a à foison.
      Je maintiens que des parents de même sexe qui seraient passées par toutes les démarches d’agrément d’adoption, ou de la PMA offriraient un minimum de garantie en terme de stabilité (financière, affective, psychologique), et seraient très certainement à même d’éduquer leurs enfants en les protégeant. Bien sur, je parle bien d’un minimum de garantie, mais c’est déjà beaucoup.

      Quant à la question psychologique, au fait qu’un enfant ait besoin d’un père et d’une mère pour se construire …etc. Vous mettez en avant ce que disent les spécialistes en la matière, mais pour chaque spécialiste qui parlera des dangers de l’homoparentalité, on en entendra un autre qui dira qu’il n’y aucun danger à partir du moment où les origines biologiques de l’enfant lui sont expliquées, dès le plus jeune âge. Ils ne sont pas d’accord entre eux, je trouve donc très difficile de se reposer sur eux. Même si, soit dit en passant, de nombreux spécialistes estiment qu’un enfant, pour se construire a surtout besoin d’avoir deux parents différents, peu importe leur sexe, sachant qu’ils trouveront des modèles d’identification (ou de différenciation, c’est selon) ailleurs qu’au sein de leur famille restreinte. Quant aux études effectuées, je n’ai pas l’impression qu’il en existe une seule, récente, effectuée en France, permettant d’établir de façon scientifique les méfaits de l’homoparentalité sur la construction de l’enfant. En attendant, je trouve réducteur de dire que le simple fait d’avoir des parents de même sexe puisse nuire à l’enfant. La question de la parentalité est plus complexe que cela. Je dirais que certains enfants auront du mal à se construire, d’autres non. Mais comme certains enfants vivent très mal d’être adoptés, ou vivent très mal d’être l’enfant de leurs parents. La biologie et le schéma traditionnel ne font pas tout et beaucoup trop de facteurs rentrent en ligne de compte pour résumer les failles de ces futures familles potentielles à la simple question de la sexualité et du sexe des parents. Les familles homoparentales auront autant de failles que n’importe quelle famille, et tout autant de fondations fortes, également.

      Enfin, je suis assez interloquée par votre dernier paragraphe. J’ai envie de vous dire « quel est le rapport ? » Même si votre argumentation est très bien ficelée, je ne peux m’empêcher de penser que vous faites partie de ces gens qui, peut-être malgré eux, font un amalgame entre homosexualité et pédophilie. Les deux n’ont aucun rapport … Il est évident que je condamne toute tentative de « légaliser » la pédophilie ou de la minimiser en mettant en avant le soit disant consentement des mineurs en question. Mais vous comparez d’un côté une forme de sexualité entre adultes et une sexualité entre un adulte et un enfant. On vous parle de donner les mêmes droits à tous les hommes et femmes de notre pays quelque soit leur sexualité et vous vous mettez en avant une sexualité criminelle qui sous-entend une maltraitance d’enfant. Mais quel est le rapport ? La réponse à votre question provocatrice « que fera le législateur ? » est bien évidemment qu’il devra protéger les enfants. Mais encore une fois quel est le rapport ? Et ne venez pas me dire que protéger les enfants, aujourd’hui, ce sera de ne pas accorder le droit au mariage pour les homosexuels et par extension le droit à l’adoption car sur ce point, nous sommes visiblement en complet désaccord.

      • C’est à l’évidence maladif de voir de l’homophobie dans tout propos pourtant argumenté. Pourquoi serait-on « effrayés » par une égalité de droits ??? Si, personnellement, je devais être « effrayée » c’est par le politiquement correct et le formatage d’esprit auxquels tant de gens se soumettent sans le moindre esprit critique.
        Le Pacs avait été créé en 1999 pour et uniquement les couples homosexuels qui exigeaient une couverture juridique, avec possibilité d’ouverture aux couples hétéros. Or ce Pacs a eu un grand succès mais surtout auprès des couples hétéros, ce qui déjà devrait faire question sur ce qui motivait réellement le lobby homosexuel à l’époque !
        Et est-ce que ces couples hétéros qui se sont pacsés en masse, se sont sentis « humiliés ou dans une situation profondément injuste » ? Il faudrait peut-être réfléchir avant de lancer des affirmations aussi gratuites et vides de sens.
        Par ailleurs, je rappelle qu’à l’époque Madame Guigou qui avait porté ce projet l’avait longuement défendu à l’Assemblée Nationale tout en « jurant » qu’il ne serait jamais question d’adoption….. on voit ce qu’il en est 15 ans plus tard.

        En ce qui concerne l’adoption en général :

        1) un enfant abandonné puis adopté présente des troubles de l’attachement dans un nombre non négligeable de cas, ce qui n’a rien à voir avec le sexe des parents adoptifs.
        Par ailleurs, ces enfants adoptés veulent non seulement connaître leurs origines, mais veulent pour certains, mettre un visage sur leurs parents biologiques. C’est pourquoi un lobby s’est également constitué contre l’accouchement sous X, et contre le don de sperme anonyme.

        2) non seulement dans la mouvance homosexuelle, plusieurs courants sont opposés à l’adoption, mais tout le monde sait que très, très peu de couples homo réussiront à adopter.

        Pourquoi donc modifier aussi profondément, non seulement en pratique mais aussi symboliquement, le code civil pour une si infime partie de la population ?

        3) si vous demandez à vos enfants si leur père et vous avez le même sexe, si vous demandiez à vos enfants de vous appeler l’un et l’autre « maman » ou « papa », si vous demandiez à vos enfants qu’ils préparent à l’école pour la fête des pères ou des mères, deux cadeaux pour leur deux papas ou deux cadeaux pour leurs deux mamans ? Que penseraient-ils ? Comment supporteraient-ils le regard des autres ?

        4) Les psy comme vous dites, qui s’expriment en disant que l’homoparentalité ne pose pas de problème, le font sur des opinions personnelles fondées sur des cas qu’ils ont observés. Or, non seulement il y en a peu, mais pour la majorité d’entre eux ce sont des enfants qui sont nés et ont vécu au sein d’un couple hétérosexuel, et qui gardent ensuite un lien avec leur père ou mère biologique, bien que l’un ou l’autre se soit mis en couple homo, ce qui n’a donc rien à voir avec une adoption.

        Enfin, vous êtes interloquée par l’exemple que je donne et vous vous demandez où est le rapport ???
        L’exemple que je donne n’avait d’autre objectif que de répondre à vos remarques si impertinentes sur « la loi qui n’est pas là pour donner une direction en amont de ce qui doit être fait ou ne pas être fait, sauf à courir un fort danger de se retrouver dans un Etat dirigiste » et vous démontrer qu’il suffit qu’un lobby soit suffisamment habile dans ses arguments et patient dans le temps pour formater les esprits et arriver à ses fins !!! Car expliquez-moi la différence entre les exigences des homosexuels au nom d’une orientation sexuelle comme une autre, et d’amour, et les exigences des pédophiles qui parlent d’orientation sexuelle comme les autres et d’amour ????? Ce sont exactement les mêmes arguments !
        Je vous rappelle également, à toutes fins utiles, que l’homosexualité était elle aussi considérée comme « criminelle » il n’y a pas si longtemps encore avant d’être d’abord dépénalisée puis ensuite promue ! Je vous rappelle à toutes fins utiles que dans les années 80, Libération, Le Monde faisaient des pétitions pour soutenir des pédophiles condamnés, comme il y a eu maintes pétitions pour soutenir Polanski.
        Je trouve vos procès d’intention à mon égard, non seulement nauséabonds, mais stupides, qui démontrent surtout combien vous avez un cerveau envahi de clichés tout faits. Dans ce registre je pourrais tout autant vous accuser d’être une homo refoulée……….
        Une dernière chose : en 2009, ayant rendez-vous au Sénat, je me suis trouvée prise dans la manif de la Gaypride ! J’ai compris ce que signifiait l’expression « être estomaquée » tant j’ai eu l’estomac retourné par le spectacle répugnant qu’offraient les individus présents, et je n’étais pas la seule…. !!!

  4. Je suis partie de France depuis plus de 10 ans et j’avoue avoir du mal a comprendre ou est le probleme. Aux Pays-Bas, le mariage gay et l’adoption par ces couples sont tout a fait normaux !
    Il n’y a aucune difference de fait vis a vis des couples ou des enfants: ils font partis d’une famille. Si le couple se separe ou qu’il arrive quelque chose a l’1 des 2 cela ne devient pas tout d’un coup un casse tete de garde. Casse tete ou l’attitude de la famille des parents vis a vis du couple homo peut potentiellement generer une coupure totale du parent survivant (dans le pire des cas).

    Plus on decouvre tot les differences, dans un cadre familiale tolerant et ouvert aux autres, plus on a de chances de le devenir. Ce n’est pas en empechant la difference qu’on la detruit, par contre c’est comme ca qu’on creer des nevroses. Pas l’inverse.

    Et oui, je leur confie mes enfants sans problemes. Quand je choisi un mode de garde pour mes enfants je regarde le professionalisme et l’ouverture d’esprit, je ne demande pas les orientations sexuelles (ou politique, ou religieuse, etc) !!! D’ailleurs, pour etre franche, je ne vois pas le rapport.

    Juste une remarque pour les pays tres catho qui ont deja inscrit le mariage homo dans leurs lois: la religion chretienne est tolerance et amour. Peut-etre que nous devrions nous en souvenir aussi en France ?
    En l’espece, catho, je trouve ca tres bien de laisser aux Hommes le choix de leur Vie.

  5. A Jaqueline Phélip, je vous trouve bien agressive dans vos propos. Pourtant il ne m’avait pas semblé l’avoir été, dans ma réponse.

    Je ne répondrai pas sur tous les points car il me semble que cette discussion pourrait être sans fin et bien inutile. Mais je voudrais juste apporter mon point de vue par rapport à trois de vos propos.

    Le PACS s’il est beaucoup utilisé par les couples hétérosexuels c’est très certainement parce qu’il offre une alternative au mariage. Il donne un cadre juridique en offrant une garantie, le tout avec un engagement moindre. C’est un contrat intéressant quand on veut que son conjoint soit reconnu sans passer nécessairement par le mariage. Je suis moi-même pacsée avec le père de ma fille et même si nous n’excluons pas l’idée de nous marier un jour, le pacs nous convient très bien, pour le moment. Tout ceci pour dire que le sentiment d’injustice qui pourrait découler de la création d’un nouveau contrat offrant davantage de protection mais qui serait encore différent du mariage proviendrait tout simplement du fait que les homosexuels n’auraient toujours pas accès à tous les types de contrats possibles pour s’unir. Il y aurait toujours une distinction entre les couples de même sexe et les couples de sexe différents, devant la loi.

    Vous dites ceci : « Car expliquez-moi la différence entre les exigences des homosexuels au nom d’une orientation sexuelle comme une autre, et d’amour, et les exigences des pédophiles qui parlent d’orientation sexuelle comme les autres et d’amour ????? Ce sont exactement les mêmes arguments ! » Il y a, selon moi, une différence énorme, un fossé entre des pratiques sexuelles qui engagent deux adultes consentants et des pratiques qui engagent un adulte à l’encontre d’un enfant. Je regrette mais ce que vous avancez comme un argument à l’encontre de ce que j’ai pu dire sur le droit, ne fait que conforter l’idée selon laquelle la peur est prégnante dans les propos que l’on entend sur le sujet. On vous parle d’une réforme et vous vous nous parlez des réformes néfastes qui risqueraient de suivre. Alors même qu’entre les deux, il n’y a pas de rapport direct.
    Vous me dites qu’il y a peu de temps l’homosexualité était considérée comme criminelle, elle l’est d’ailleurs encore dans de nombreux pays du monde. Si on part par là, il y a encore 100 ans une femme ne pouvait pas ouvrir un compte en banque sans son mari, il y a encore 40 ans un divorce pour faute ne pouvait être prononcé si un mari avait trompé sa femme en dehors du domicile conjugal, il y a encore peu de temps la ségrégation des noirs existait de par le monde. Où est-ce que je veux en venir ? Tout simplement au fait que les réformes sociétales doivent se faire au cas par cas avec un souci de justice, d’équité mais elles doivent se faire. Et sans avoir peur que demain, une réforme monstrueuse puisse voir le jour car ceci est une autre histoire.

    Enfin, vous me parlez de la gaypride. L’homosexualité, ce n’est pas la gaypride. Résumer des individus tous différents, à cette simple fête parce que celle-ci réunit une partie des homosexuels, cela est bien réducteur.

    Bref, j’ai parfaitement conscience de moins bien m’exprimer et de moins bien argumenter que vous, madame, peut-être en ai-je moins l’habitude, mais il n’en reste pas moins que je ne démords pas de mes opinions, et si pour cela je suis un cliché ambulant, cela me convient parfaitement.

    • Non je ne suis pas agressive mais je n’accepte pas les procès d’intention.
      Ceci dit, je comprends ce que vous dites. Pour autant, ce que l’âge et donc la longue expérience qui est déjà la mienne m’a permis de constater et que je voulais vous faire toucher du doigt, c’est qu’on peut tout faire accepter à une société : il suffit d’y mettre le temps et les formes. Ce qui vous paraît, à vous, aujourd’hui impensable, semblera normal à la société dans une ou deux générations.
      Pour le sujet qui nous occupe, je considère que s’il y a égalité de droit entre tous les êtres humains, à commencer par le respect intangible de la dignité de chacun, elle ne doit pas être confondue avec similitude et devenir indifférenciation. Or c’est ce qu’on nous « vend » aujourd’hui avec l’homosexualité, jusqu’à faire des contorsions incroyables et peut-être pour « ne pas faire de jaloux », pour supprimer les termes père et mère et les remplacer par le terme neutre de parents, parernt 1 et parent 2 ou parent A et parent B ! Certains ont demandé que les numéros de sécu n’indiquent plus 1 pour « homme » et 2 pour « femme »
      Savez-vous que le lobby gay avait préparé un film à présenter aux enfants de PRIMAIRE pour les sensibiliser à l’homosexualité ?
      Exiger des droits au seul nom d’une orientation sexuelle c’est ouvrir la voie à d’autres lobbies qui ont eux aussi d’autres orientations sexuelles.
      Le code civil va être modifié, indiquant dorénavant que le mariage appelé, ce qui n’est ni anodin, ni banal, « le mariage pour tous », est ouvert à deux personnes de même sexe ou de sexes opposés. Mais alors, pourquoi les bi-sexuels qui peuvent aimer un homme et une femme simultanément, ne demanderaient pas l’ouverture de ces droits pour eux et le mariage pour trois personnes ? Ca vous parait impensable ? C’est pourtant ce qu’a proposé il y a peu un juge américain ! et si l’idée fait son chemin, portée par des pro de la communication, on y arrivera tôt ou tard. Mais après tout pourquoi pas, si ce n’est peut-être, essayer d’appréhender les conséquences en cascade qui en découleront forcément, et l’impact sur la société toute entière. Toute société, quelle qu’elle soit est régie par des codes, des symboles et des repères partagés. Quand on sape tout ça , il n’y a plus de société cohérente, et les enfants là au milieu ne sont plus des sujets de droit mais des sujets « à droit » de chacun.
      Et pour être encore plus terre à terre : lorsque ma dernière fille était en 4 ème, j’étais au conseil d’administration de son collège, et les représentants des deux assos de parents d’élèves et moi avons été convoqués par les professeurs de biologie. En effet, cette année là le SIDA étant en pleine expansion, ces enseignants devaient faire des cours sur le sujet de l’homosexualité. C’est alors qu’un jeune garçon leva le doigt et demanda : »dites madame, ça se passe comment les rapports des homosexuels » ? Le prof ne nous a pas dit ce qu’elle lui a répondu (ou pas) mais devant ce problème qui les dépassaient, elle voulait, ainsi que son autre collègue, savoir ce qu’il fallait faire. Alors ? faudra t-il aussi comme le disait une internaute, modifier les cours de biologie sur le système digestif pour préciser que la dernière partie de celui-ci a également des fonctions annexes ou secondaires ???
      Que répondriez-vous si vos enfants vous posent cette question ?

      • Je ne sais pas qui fait le plus de procès d’intention, entre vous qui prétendez que mon cerveau est envahi de clichés tout faits alors que nous ne connaissons pas et moi qui dis que je perçois un fond d’homophobie dans de nombreux propos anti-mariage homosexuels, dont les vôtres et je le regrette profondément …

        Je tiens juste à vous rappeler que cet espace est dédié à la discussion, aux échanges d’idées le tout sur un ton que je préférerais courtois. Cela a toujours été le cas sur mon blog, que l’on y ait parlé de choses anodines ou de sujets un peu plus polémiques. Aussi, j’aimerais, si vous continuez d’intervenir, que vous changiez quelque peu votre ton, que vous preniez moins à parti les intervenants et il est inutile d’asséner vos informations et propos de façon péremptoire. Toute information est relative, nous soutenons tous nos propos avec des études faites par des professionnels. Mais le débat d’idées exige au mieux que l’on accepte la possible relativité de ces études, et au minimum de ne pas les présenter comme une vérité pour absolue.

  6. Merci beaucoup de ta contribution aux Vendredis Intellos!! Je ne sais trop quoi ajouter aux échanges qui ont déjà eu lieu par ici…ils prouvent incontestablement à mon sens l’intérêt des débats en amont du vote d’une loi! Je partage entièrement ton point de vue sur la question, et me suis depuis longtemps – puisqu’il s’agit d’exprimer son opinion – exprimée en faveur du mariage et adoption des couples homoparentaux.
    Je vais donc piocher quelques points des débats qui ont eu lieu en commentaire et sur lesquels je suis restée dubitative…
    Sur la question de l’intérêt de l’enfant et de l’adoption, il m’a semblé très clair que depuis le début des débats nationaux en matière d’homoparentalité le sujet portait bien plus sur le statut du « second parent » que sur la question de l’adoption de pupilles. Je ne vois pas bien en quoi on pourrait nier la précarité affective et patrimoniale dans laquelle on laisse un enfant qui est au quotidien élevé par une personne envers qui il n’a et ne peut acquérir aucun droit juridique… [A ce titre, cette question concerne les couples homoparentaux mais pas uniquement puisqu’il englobe aussi de manière plus générale le statut du « beau parent ».]
    Autre point qui me pose problème, la vague impression au fil des commentaires que l’homosexualité reste dans l’esprit de certains une pratique contre nature, à la limite de la perversion: j’en veux pour preuve la comparaison- pour ne pas dire la confusion -entretenue entre homosexualité et pédophilie, la crainte d’avoir à répondre aux questions des enfants (comment fait-on les bébés? est-ce que mes parents font l’amour?), la référence appuyée à la famille nucléaire 1papa/1 maman/1 enfant (qui n’a de traditionnel que le nom vu l’espérance de vie des siècles précédents et les quasi-systématiques familles recomposées en découlant), les rappels concernant la récente dépénalisation de l’homosexualité dont je ne vois pas trop l’objet (remettons nous en question l’égalité de l’homme/femme sous prétexte que le droit de vote n’a été accordé aux femmes que assez récemment dans l’histoire?)…

    En définitive, même si les couples homoparentaux représentent une minorité de parents, je pense que la bataille qu’ils ont mené pour faire reconnaître leurs droits et les débats qui ont lieu actuellement sont une occasion précieuse de rappeler qu’il y a un milliard de façon d’être des parents suffisamment bons, qu’on soit famille monoparentale ou recomposée, qu’on soit homo ou hétéro, qu’on soit handicapé ou non, qu’on soit jeune ou vieux… je considère donc cela comme un message d’espoir.

    • Non Madame ! Il n’y a aucune confusion chez moi entre homosexualité et pédophilie, et si vous saviez lire vous auriez noté que c’est un professeur de psychologie qui affirmait récemment et devant la chambre des députés canadiens que « la pédophilie était une orientation sexuelle au même titre que l’homosexualité et l’hétérosexualité » !!! Et c’est un pédiatre, Bauserman, qui publiait une étude où les enfants qui avaient eu des rapports sexuels (non violents) avec des adultes en gardaient un bon souvenir !!! Alors ça vous en bouche un coin d’intellectuelle ? Et bien moi, figurez-vous, ça ne me gênerait pas si c’était la réalité. Il y a d’autres cultures où des enfants de 5 -6 ans ou toujours pré pubères sont « mariées » à des hommes mûrs. C’est simplement leur culture et non la nôtre, mais nous pouvons changer de culture.
      Maintenant s’il s’agit seulement de donner un statut au « second parent », il y a d’autres moyens que le mariage pour se faire, d’autant que ce statut de second parent ne pourrait concerner que les lesbiennes aujourd’hui.
      Quant à la famille nucléaire, si elle est passée de mode, c’est toujours celle que réclament les enfants de parents séparés, et c’est toujours celle où les enfants se portent le mieux selon toutes les études qui sont faites depuis 30 ans et l’explosion des séparations conjugales.
      Il y a surtout des milliards de prétextes d’adultes qui servent d’alibi à un individualisme narcissique dans lequel l’enfant ne devient plus qu’un objet à lui soumettre. S’il y a un message d’espoir, ce n’est certainement pas pour l’enfant.

      • Juste pour ouvrir un peu le débat : la famille nucléaire n’est pas (du tout) la plus épanouissante pour l’enfant, qui a, autant que la mère, besoin « d’allo-parents (à lire Les Instincts maternels de Sarah Blaffer Hrdy). Ce n’est que depuis la seconde guerre mondiale que la famille a pris un virage « nucléaire », et toutes les études qui ne sont que contemporaines (sans prendre en compte les millénaires précédents, qui ont forgés notre construction d’être humain) ne sont que très partielles (et partiales, le plus souvent).
        C’est la famille nucléaire qui est une mode ! 🙂
        100% d’accord avec Mme Déjantée : la notion de famille est bien plus large et variée en réalité que notre code civile, qui aurait bien besoin d’être dépoussiéré.
        A lire également : Retrouver son rôle de Parent de Gordon Neufeld et Gabor Maté, très éclairant !

        Si tout se vaut, rien ne se vaut… Tout à fait, donc transmettons à nos enfants que tous les êtres humains ont les mêmes droits (et devoirs), mais que chaque identité est unique et précieuse…

  7. Chère oops, les études, récentes, montrent l’importance de la présence paternelle auprès des jeunes enfants. Seraient-elles à vos yeux partielles ou partiales puisqu’elles ne tiennent pas compte des millénaires précédents où les pères étaient considérés sans la moindre importance pour leurs enfants ?
    Par ailleurs la famille a changé au fil des siècles essentiellement pour des raisons socio-économiques, et une famille « nucléaire » ne signifie pas pour autant une famille autarcique. Maintenant si la famille nucléaire n’est pas « la plus épanouissante », il serait bien que vous nous donniez les raisons pour lesquelles tout enfant dont les parents sont séparés n’a qu’un objectif : qu’ils se remettent ensemble. Expliquez-nous pourquoi J. Wallerstein, spécialiste des séparations parentales conclut de ses études (Wallerstein, Lewis, Blakeslee, 2000):
    « Le souvenir de l’échec de leurs parents, quand ces enfants sont adultes, le fait de ne pouvoir se représenter un homme et une femme jouissant d’une relation stable, nuit à leurs aspirations lorsqu’ils recherchent l’amour, l’intimité sexuelle et un engagement. »
    Expliquez-nous pourquoi l’enquête faite en 2011 par Familles d’Europe, sur un échantillon de 1 137 adultes ayant connu la séparation de leurs parents, conclut :
    « Le divorce a pour effet de diminuer les sentiments de sécurité et de protection que procurait la famille avec deux parents »
    Comme c’est parti, ce n’est plus un « dépoussiérage » du code civil qui est nécessaire, mais sa suppression pure et simple………

    • Madame Phélip, permettez-moi de vous inviter à relire à voix haute votre dernière citation :
      « Le divorce a pour effet de diminuer les sentiments de sécurité et de protection que procurait la famille avec deux parents »
      Deux parents. Vous l’avez vous-même écrit. Deux parents.

      J’en profite pour livrer mon avis sur la question : on n’élève pas un enfant avec ses préférences sexuelles. Nos préfére,ce ssexuelles ne préjugent en rien en notre capacité d’élever des enfants.

      • Deux parents en effet, mais jusqu’à nouvel ordre, deux parents ce sont un père et une mère, sinon ça s’appelle deux personnes. Et je ne pense pas que la conclusion de l’enquête de Familles d’Europe sur les conséquences du divorce voulait parler de deux personnes, d’autant que le nombre d’enfants d’homosexuels sont très minoritaires et que la grande majorité d’entre eux sont nés et ont vécu au sein de couples hétérosexuels jusqu’à la séparation de leurs parents et que l’un se mette en couple homo, et dans ce cas l’enfant a toujours un père et une mère !
        Ceci dit, et suivant votre logique, si deux personnes font l’affaire pour élever un enfant, pourquoi pas trois ou quatre ou plus ? Imaginez le bonheur d’un enfant d’avoir trois ou quatre papas, trois ou quatre mamans et de tout l’amour dont il pourra bénéficier que lui envieront vos malheureux enfants qui doivent se contenter d’un seul papa et une seule maman.

      • J’ajouterai, Agathe, que si on n’élève pas un enfant avec ses préférences sexuelles, on ne demande pas le mariage et l’adoption au nom de ses orientations sexuelles.

  8. Autre parenthèse concernant des sources plus que douteuses de Mme Phélip

    Jacqueline Phélip novembre 15, 2012 à 10:23 #
    Peut-être que cet article d’une psychologue vous fera mieux comprendre que je ne l’ai fait ce que je voulais montrer du doigt

    Cette psychologue ??? Dominique Ferrières !

    RÉALITÉ
    Mise en garde contre une déferlante de billets de Dominique Ferrières
    http://blogs.mediapart.fr/blog/michel-philips/181112/mise-en-garde-contre-une-deferlante-de-billets-de-dominique-ferriere

  9. J’ignore s’il faut rire de vos commentaires, ou…..s’en inquiéter !
    Ainsi je « stigmatiserais » le docteur Bauserman pour ne pas avoir cité les deux autres ? Pauvre chou !
    Mais le fait que vous insistiez pour dire qu’ils étaient trois, et qu’ils se basent qui plus est sur plusieurs études, ne fait qu’apporter de « l’eau à mon moulin » (et peut-être au votre ….) puisque la conclusion de cette META analyse de moult études est que les enfants ayant eu des rapports sexuels avec des adultes se portent comme des charmes !
    Alors pourquoi refuser à tous ces pédophiles l’abaissement de l’âge des enfants pour des rapports sexuels ? C’est pas gentil, et c’est sans doute pourquoi D. Ferrières vous parait si « douteuse ».
    En ce qui concerne l’APA qui a publié cette meta analyse, elle a cependant fait un énoncé disant qu’elle prenait ses distances avec cette publication !

    Quant à la META analyse de Bauserman sur la résidence alternée, le mieux est de lire ce qu’en écrit le professeur Robert Emery (ah !j’oubliais…non seulement Emery mais aussi Otto et Donohue )

    Page 16

  10. Jacqueline Phélip sachez que être contre le politiquement correct est le feu vert pour vous insulter. Malheureusement, en raison de la charte de ce blog je ne le ferai pas.
    Votre homophobie « bon teint » ne trompe personne.
    En espérant que vous vivrez de la stigmatisation et du rejet, je ne vous salue pas.

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