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Et l’éducation non violente ?

Minicap n’était qu’un petit bébé lorsque j’ai commencé à m’intéresser aux principes de l’éducation non violente. Je cherchais une façon alternative de répondre aux questions éducatives qui, je le savais, allaient se poser à moi. Je sentais au fond de moi que les façons de faire traditionnelles ne me convenaient pas parfaitement. Attention, je précise bien que je ne juge personne. Tout d’abord parce qu’il y a un milliard de façons d’éduquer un enfant et que chacun y met un peu de soi, il devient alors très prétentieux de venir juger de l’extérieur. Et ensuite, parce que je ne prétends pas non plus avoir raison sur tout ou toujours bien agir. Je cherche juste une manière de faire qui me convienne et qui corresponde à ma façon de voir les choses. 

J’ai donc commencé à m’intéresser à l’éducation non violente, et je me suis attelée à la lecture de plusieurs ouvrages : Enseigner avec bienveillance de Marshall B.Rosenberg tout d’abord, puis Eduquer sans punitions ni récompenses de Jean-Philippe Faure, Poser des limites à son enfant et le respecter de Catherine Dumonteil-Kremer. J’ai aussi parcouru La fessée d’Olivier Maurel. Enfin, j’ai adopté comme bible éducative personnelle le fameux J’ai tout essayé d’Isabelle Filliozat. Mais entre la théorie et la pratique il y a bien souvent un fossé, d’où l’objet de ce billet. Il est facile d’adopter des théories quand on élève un bébé de 7 mois, cela se complique lorsqu’un terrible two passe par là. Il est temps de dresser un bilan, deux ans après la théorie.

En enseignante que je suis, je vais commencer ce bilan par les aspects positifs. Et du positif il y en a !

Tout d’abord j’ai réussi à maintenir mon objectif absolu et non négociable : pas de fessée, de claque ou même de petite tape sur la main. Je n’ai jamais levé la main sur Minicap. Et pourtant lorsque j’en parlais il y a deux ans, j’avais peur de craquer un jour. Je suis bien contente d’avoir réussi à toujours garder mon self-control (physiquement en tout cas), Minicap n’est tellement pas habituée aux tapes qu’elle m’a regardée avec de grands yeux ronds lorsque j’ai chassé un peu vivement un moustique sur son bras, l’autre jour. Cela m’a fait sourire, je suis heureuse que cela l’interpelle.

Pas de fessée et pas de punition ou de récompense. Jusqu’à maintenant nous n’avons jamais puni Minicap. Selon une vision plus admise de l’éducation, elle aurait mérité plusieurs fois d’être punie (et de recevoir des récompenses aussi d’ailleurs). Mais pourtant, nous n’avons jamais choisi cette option. Tout d’abord, parce qu’en prenant un peu de recul, les punitions ne font pas sens pour moi, dans la mesure où elles conduisent surtout les enfants à agir par des mécanismes d’évitement. Cela me fait penser aux élèves qui cherchent les bonnes notes pour faire plaisir ou pour obtenir une récompense sans rechercher le sens premier de l’école, à savoir qu’ils travaillent pour eux. Par ailleurs, je m’interroge sur le sens des punitions données aux tout petits. Que comprennent-ils véritablement de cet acte avant 4 ans ? Je me pose juste la question, je ne prétends pas avoir la réponse. Je ne dis pas que Minicap ne sera jamais punie, j’ai d’ailleurs dérogé à mes principes en tentant la récompense pour l’inciter à aller sur le pot … à grand renfort de gommettes, mais sachez que cela n’a pas du tout fonctionné ! Ce que j’essaye surtout de faire avec la puce c’est de réparer. Lorsqu’elle salit, qu’elle dérange toutes ses affaires, nous nettoyons ensemble et nous rangeons ensemble. Lorsqu’elle va trop loin, je mets fin à l’activité mais sans nécessairement la stigmatiser. Et à chaque fois, j’explique, je réexplique. Globalement, cela se passe plutôt bien. Minicap a des phases, pendant plusieurs semaines tout se passe parfaitement, et puis tout d’un coup pendant une nouvelle période, elle recommence à tester. Il faut faire preuve de patience. Objectivement, tout notre entourage complimente Minicap sur son comportement. Nos amis et nos familles nous disent souvent qu’elle écoute et est incroyablement attentive. Par ailleurs, à la halte-garderie on nous dit sans arrêt que tout se passe à merveille. Il y a bien eu quelques petits soucis dans l’année mais qui se sont vite arrangés. Bref, pour l’instant du moins, je ne regrette pas notre façon de faire.

Ce qui est peut-être moins positif, c’est ma façon de m’adresser à Minicap. J’essaye de ne pas la stigmatiser, de ne pas porter de jugement mais je suis sure que cela m’échappe parfois. J’ai proscrit des mots tels que méchante ou gentille, j’essaye de ne porter des jugements que sur le comportement, sur les conséquences et non pas sur elle mais cela est franchement difficile à maintenir au quotidien. Je tente lors de ses crises de frustration, d’attendre calmement puis de décrire ce qu’elle ressent. Parfois, ça la calme et elle se met à parler aussi, parfois cela ne sert à rien.

Mon gros échec selon moi, c’est ma capacité ou plutôt mon incapacité à garder mon calme. Il m’est arrivé plus d’une fois, cette année, de m’énerver. Minicap grandit, elle comprend de mieux en mieux et par conséquent je suis 100 fois moins patiente que lorsqu’elle était plus petite. Je m’énerve donc, surtout que j’ai un tempérament parfois colérique (même si cela ne se voit pas du tout au premier abord !). A chaque fois, j’explique à Minicap pourquoi je m’énerve, que je suis fatiguée, que j’ai besoin d’une pause. Mais parfois je m’énerve juste, et il faut attendre que la tempête passe. La puce vit la tempête avec moi et je ne suis pas sure que cela lui soit très profitable. Et je ne vous parle même pas du taux d’énervement de barbe de 4 jours que je suis parfois obligée de contenir. Mon homme a la montée d’adrénaline plus rapide que l’éclair … Ceci étant dit, nos énervements ont parfois le mérite de calmer les ardeurs de la belle Minicap. Pas très éducation non violente, mais néanmoins efficace. Dès lors que tout cela reste dans des proportions raisonnables. Car il est vrai que les grosses colères ont quant à elles, pour seul effet de provoquer une colère similaire chez notre puce ce qui ne manque pas de meurtrir mon cœur de mère. En bref, un juste ton énervé tu adopteras, et non point une grosse colère tu développeras !

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Il nous reste donc encore du travail. Mais aujourd’hui, lorsque je regarde Minicap, je sais qu’elle va bien.  Elle est joyeuse, curieuse et attentive à ce qu’on lui dit. Elle a confiance en nous et en elle. Au quotidien, je m’évertue à lui montrer qu’elle est aimée et surtout respectée. Certes, des tonnes de choses sont caduques, comme la gestion de son sommeil qui ferait peur à toute nullipare qui se respecte ! Peut-être qu’il aurait été moins chaotique si nous avions adopté d’autres préceptes. Mais je ne regrette rien. La clé, pour moi du moins, est de ne pas entrer dans un rapport de force systématique et pour l’instant, j’y arrive à peu près. 

Et vous, vous arrivez à maintenir le cap de votre mode éducatif ? 
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16 réponses »

  1. ho quel vaste sujet!!! 🙂

    ma petite n’a « que » 14 mois mais c’est clair que c’est vraiment un sujet pas forcement evident..
    j’essaie aussi de faire en fonction de mes « principes »… envie de la laisser faire certains trucs (ce que je vois moi comme une experience serait peut etre perçu par du laisser aller par d’autres: si c’est le bordel, pour moi c’est pas grave, elle joue…)) mais envie aussi qu’elle respecte des principes de « bonne tenue » ou pour sa sécurité….
    mais parfois c’est une « bataille » de chaque instant et c’est clair que parfois ca serait plus facile de la laisser faire ce qu’elle veut…
    j’essaie d’osciller entre dialogue et explication et « punition » (enfin je l’assoie par terre à un endroit…truc que je ne fais que quand elle tape volontairement )
    au debut j’avais meme commencé par lui mettre une petite tape sur la main mais j’ai bien vite arreté…surtout quand elle s’est mise a taper aussi…(pas crédible de répondre par la même chose…)
    et alors qu’avant je me disais qu’une fessée pouvait arriver, ben maintenant je m’éloigne vraiment de ça…
    mais c’est difficile de trouver l’équilibre… et j’ai bien aimé ta phrase sur la tactique de l’evitement.. c’est clair qu’ils sont filous ces petits! 😉
    ça fait plusieurs fois que j’entends parler du livre d’isabelle Filliozat alors faudrait que j’investisse! ;o)

    bon courage ;o)

    • Comme toi, je laisse faire sur des choses qui me paraissent secondaires. Je suis souple sur ce qui est moins important pour moi, afin de me montrer d’autant plus ferme sur ce qui est non négociable. C’est un équilibre qui me convient et qui fonctionne très bien pour le plus important.
      Les tapes volontaires ont été un gros souci pour moi. Minicap a eu deux phases où elle tapait, la première fois elle était tellement petite que ça ne m’avait pas trop alertée, la deuxième fois elle était plus grande et ça m’a beaucoup plus déroutée. J’ai hésité à la punir, mais finalement, elle a complètement arrêté de le faire.
      Effectivement, répondre en donnant une petite tape à son tour, ça devient tout de suite plus compliqué à justifier. Moi je passais mon temps à lui expliquer que justement je ne la tapais pas, que personne n’avait le droit de le faire et que donc elle non plus n’en avait pas le droit.
      Oui, le livre d’Isabelle Filliozat est top !

  2. Je me suis lancée il y a 1 an dans l’éducation non violente et non ce n’est pas facile tous les jours c’est pour ça que je raconte mon cheminement dans mon blog 😉 ! Ca fait 8 ans que je suis maman et je n’étais pas heureuse des méthodes traditionnelles qui ne fonctionnaient pas de toute manière avec mon aîné… Je me sens mieux depuis que j’adopte cette éducation et mon grand s’est ouvert et apaisé…en plus des livres que tu cites, ma bible ce sont les bouquins de Faber et Mazlish, ils ont changé ma vie ! Au plaisir de te lire 😉

  3. Je suis en train de lire « J’ai tout essayé ». Le problème que je rencontre c’est que j’ai bien conscience de tout cela, pour le moment, je n’apprends rien de nouveau. La question est comment faire au quotidien. Parfois, je n’y arrive pas.

    • Je trouve que J’ai tout essayé permet justement de donner des astuces très pratiques. Mais effectivement, je trouve aussi que le plus dur est de composer avec tous les détails du quotidien …

  4. Entre une « éducation violente » et une autre « non violente » n’y a t-il pas de juste milieu ? Moi, ça me gêne qu’on catalogue de « parents violents » ceux qui donnent fessées et punitions. Des fessées, on en a données. Des punitions aussi. Et pourtant, je ne me considère pas comme violente parce que je lui mets une fessées (je parle de la tape sur les fesses, hein, pas de la grosse raclée) quand elle a dépassé les bornes (chose rare mais qui est déjà arrivée) ou parce que je la punis quand elle a fait une grosse connerie. C’est bien d’expliquer en quoi ce qu’elle a fait est mal mais, si ça se répète, sanctionner, lui apprendre que ses actes entrainent des conséquences est, au contraire, une base saine de la construction de sa vie d’adulte plus tard afin que nous, parents, ne passons pas notre vie à « réparer » ,comment tu le dis, les bêtises de nos enfants.
    M’enfin, l’éducation d’un enfant n’est pas une chose évidente, et je trouve ca un peu facile et dommage de mettre dans 2 cases quelque chose d’aussi complexe. :/

    • Il n’y a pas deux cases comme tu dis. Le terme éducation non violente est celui employé concernant cette théorie, on parle aussi de communication non violente et ou de communication épanouie ou éducation épanouie. Après … il faut bien trouver un terme, je ne suis pas sure qu’il faut y voir une opposition absolue contre un système plus classique, déjà parce que comme tu dis les choses sont plus complexes que cela.
      Moi même je fais certainement un mélange de tout, j’essaye juste de m’en tenir comme je peux à des préceptes qui me tiennent à cœur mais je n’y arrive pas toujours. Loin de moi l’idée de prétendre que les autres façons de faire sont violentes, d’ailleurs ce ne serait pas très communication non violente de dire cela :p
      Par contre, il ne faut pas croire que l’éducation épanouie amène à ne pas poser de limites, c’est faux. D’ailleurs l’un des ouvrages que je cite s’appelle Poser des limites à son enfant. Personnellement, je trouve juste que la vision plus tradi ou plus habituelle de voir les choses amènent parfois (c’est ainsi que je le ressens) à ne pas prendre en compte l’âge de l’enfant, son rythme, ses capacités intellectuelles, ou d’autres fois il amène à porter des jugements davantage sur la personne. Combien de fois j’entends ma mère dire à ma fille qu’elle est gentille parce qu’elle accepte d’avaler une bouchée. Pour la plupart des gens, ce n’est rien mais pour moi ce n’est pas anodin et je ne trouve pas ça approprié. Mais c’est mon point de vue, plein de gens font différemment et c’est tant mieux.
      Il faut aussi savoir qu’implicitement l’Education Nat encourage plutôt à adopter une attitude « communication épanouie » en tout cas c’est ce que j’ai vécu personnellement. Combien de fois on m’a dit de ne pas punir mais de faire réparer, de juger le comportement et pas la personne, d’amener les élèves à être acteurs de leur sanction à travers des conseils de classe, dirigés par les élèves eux-mêmes ? On m’a même rappelé une fois que la punition pour qu’implicitement l’élève « souffre » (moralement biensur pas physiquement) après avoir fait une bêtise revenait à adopter une attitude d’enfant qui se venge plutôt que d’adulte régisseur. Après j’ai beaucoup plus de mal à appliquer cela avec mes élèves qu’avec ma fille (rapport au fait qu’ils sont plus de 20 et ma fille 1 …)
      Après concernant le jugement, malheureusement personne n’est à l’abri d’être jugé. Moi-même je suis quasi sure d’être considérée comme laxiste alors que j’ai l’impression de poser des limites. Mais comme je l’ai dit au début, le but du billet n’est pas de juger. Je n’ai pas essayé d’entrer en opposition. D’ailleurs je n’ai fait aucune comparaison à la base.
      Par ailleurs, je pense que ce qui est le mieux pour un enfant est de recevoir une éducation cohérente, et pour qu’elle le soit il faut surtout que les parents se sentent à l’aise dans ce qu’ils prodiguent et donnent chaque jour. C’est bien là le principal.

  5. merci pour cet article jessairai de ne plus dire t mechante quand elle est pas sage mais de dire ce n’est pas bien ce que tu fais..; je ne veut pas la degradé; la rabaisser. petite j’en ai trop souffert. mais je ne veux pas non plus la mettre sur un pied destale non plus

    • Techniquement dire « ce n’est pas bien » ce n’est pas non plus très recommandé. Je sais c’est compliqué … Le mieux, si j’ai bien tout suivi c’est d’expliquer en quoi le comportement pose problème. Par exemple, dire quelle conséquence cela va avoir, que taper fait mal et que c’est interdit pour tout le monde … etc.

  6. Merci pour ton article ! Tu sembles quand même bien te débrouiller. Comme toi, nous sommes dans l’éducation non violente, avec ses réussites et ses couacs. Je sais que j’ai besoin d’accepter que je ne suis pas parfaite, il m’arrive à moi aussi de hurler sur mes enfants, mais j’essaie de ne pas trop culpabiliser et de rechercher en amont ce qui a provoqué ma colère. Accepter qu’on agit pas toujours comme dans les livres, et reconnaître ses limites. C’est déjà pas mal, et après tout les enfants comprennent assez vite, peut-être ont ils besoin aussi de « vraies personnes en face d’eux » et pas de robots qui appliquent des recettes… Pour les trucs, j’essaie de m’écouter quand je sens arriver le ras-le-bol, et aussi de prendre quelques secondes pour me concentrer sur ma respiration, et en amont repérer ce qui me fait « péter les plombs » pour éviter la situation délicate ou l’organiser autrement… Bref, la bienveillance envers les autres passe aussi par la bienveillance envers soi-même. Et puis quelles fierté quand on voit le résultat sur ses enfants !
    Ce qui est amusant, c’est que j’ai le ressenti inverse face à ce que nous demande l’Education nationale. L’année dernière, j’ai travaille avec des collègues que je trouvais « violents » (en tout cas selon mes critères ;)) et j’ai souffert de ce décalage de valeurs entre ce que je vivais à l’école et à la maison. Et c’est vrai que l’Education non violente en classe, avec les enfants des autres, ce n’est vraiment pas de la tarte… En tout cas, si tu as des trucs qui marchent avec des classes de 30, n’hésite pas à les partager !

    • Je suis d’accord, c’est important d’être bienveillant envers soi. Je trouve que c’est déjà énorme d’être capable de se remettre en question, c’est tellement important de ne pas rester campé sur ses certitudes.
      Par rapport à l’Education Nationale, je parlais des recommandations pendant la formation et de la part des inspecteurs. En tout cas, c’est ce que j’ai connu. Les deux inspectrices que j’ai côtoyées tenaient un discours très éducation non violente, d’ailleurs au début j’étais à des années lumières de ces préoccupations, du coup je ne comprenais pas bien ce qu’on me demandait. Mais en revanche, dans les faits c’est très rarement appliqué de la part des enseignants. Et je suis la première à ne pas y arriver ! C’est quasi infaisable en classe, dans l’état actuel des choses. Je tente tout de même de le garder dans un coin de ma tête, ne serait-ce que dans ma façon de m’adresser aux enfants. Et une poignée de profs arrivent à instaurer un climat très éducation non violente … je l’ai vu !

  7. Oui, vaste sujet comme déjà dit dans les commentaires… Ici aussi on s’essaye à l’éducation non violente, pas de fessée mais ça ne suffit pas… Il y a aussi les mots et les cris, qui partent un peu vite… Je suis comme ton homme et monte très (trop?) vite quand je suis fatiguée, comme quoi il faut aussi laisser ses enfants à garder (si on peut!!!) quand on se sent trop fatigués pour se reposer et repartir sur de bonnes bases… Pas facile de garder son sang froid quand une petite nous provoque et fait tout le contraire de ce qu’on lui demande avec un émooooorme sourire! A la fin de chaque crise, on s’explique toujours, si il y a eu des dégats (fait exprès ou non) on répare ensemble, des tapes/griffures/morsures (de sa part) on lui demande de s’excuser, mais on lui demande aussi pourquoi elle s’excuse, elle ne sait jamais alors on explique ensemble ce qui s’est passé, on revoit la scène, on cherche les raisons, on met des mots sur la colère/tristesse/etc… On rabache quoi. J’essaye aussi de ne pas dire gentille et méchante, mais c’est l’homme qui le dit (tout comme il fait un temps mort dans la chambre, moi je suis contre…), je dois lui aussi l’éduquer (il n’aime pas lire les livres sur l’éducation……). A la crèche ils mettent au coin donc elle connait (mais à priori elle n’ai jamais allée je leur ai demandé…) donc quelques fois quand elle nous a tapé dans ses excès de colère on a essayé, mais ça n’a servit à rien du tout! On a vite arrêté.
    Pour le moment, avec nous, je ne vois pas trop de progrès! Chez les autres ça se passe toujours bien, donc c’est bien que…! Enfin, je me dis ça pour me rassurer!
    Le livre d’Isabelle Filiozat est aussi ma bible même si je trouve que c’est beaucoup plus facile dans le livre qu’en vrai!!! Il faut aussi que je travaille sur moi et accepter que tout ne se passe pas comme je le voudrais et que je ne suis pas la mère parfaite des bouquins!
    Bref, je NOUS souhaite bon courage et vivement l’adolescence héhé

    • Pour le côté provoc des enfants, je l’ai beaucoup vécu en tant que prof, et on m’a toujours recommandé de prendre énormément de distances par rapport à ça et ne surtout pas le prendre pour soi. Il faut réussir à réagir avec détachement et neutralité. C’est ultra compliqué, mais la réaction sanguine c’est quelque part ce que recherche l’enfant qui agit ainsi, ou tout du moins cela lui permet de mettre à nue les failles de l’adulte … compliqué !
      Mon homme non plus ne lit pas les livres, il a tout de même feuilleté celui de Filliozat. Mais comme il adhère aux principes, il m’écoute surtout lui transmettre la teneur des livres que je lis.
      Pour les progrès, Minicap est beaucoup plus difficile à gérer à la maison qu’à l’extérieur. A l’extérieur, à la halte-garderie et avec ses grands-parents, elle est souvent adorable 100 %du temps. Avec nous, c’est un peu plus compliqué. Je trouve que ça va, mais nécessairement elle se lâche plus avec ses parents, ça lui arrive régulièrement de piquer des colères ou d’être dans le refus. Mais je n’y vois rien d’alarmant pour une petite de 2 ans. Les enfants sont souvent un peu différents avec leurs parents, il y a tant d’enjeux affectifs, puis ils peuvent être totalement eux-mêmes avec nous, et nous aussi. Ça change beaucoup de choses. Donc patience ! C’est déjà tellement chouette de réfléchir à nos façons de faire, je trouve.

  8. Je n’ai pas encore lu ces livres, mon bébé ayant juste deux mois, mais je suis d’accord avec ces principes généraux d’éducation non violente. En revanche, je sens que j’aurai quelques difficultés à m’exprimer de façon juste. Tu dis par exemple que tu n’aimes pas le terme « sage », et quand on y réfléchit pourquoi pas, mais je ne vois pas forcément la différence avec d’autres compliments et mots doux que nous pouvons faire à nos enfants. Tu as déjà dit à ta puce qu’elle avait été adorable dans telle ou telle situation par exemple, et moi-même j’ai déjà dit à mon bébé qu’il avait été super gentil, courageux ou autre. Or, il s’agit de jugements, dans tous les cas. Difficile de parler du comportement et pas de la personne. Qu’est-il recommandé dans ces livres à ce sujet ? Mais je vais commencer très bientôt à les lire, pour être prête le moment venu ! Notamment concernant les punitions, je n’y avais jamais pensé avant, mais effectivement réparer plutôt que punir est une bonne idée, à voir si cela fonctionne encore quand l’enfant sera plus grand et les bêtises peut-être plus graves, plus difficilement réparables.

    • Comme je l’ai dit pour les paroles que je peux prononcer, j’ai encore des progrès à faire même si j’ai globalement réussi à éliminer les jugements négatifs (même si ça m’arrive quand même). Il est dur de se défaire des jugements positifs car ils sont souvent bien perçus et gratifiants. Mais je trouve que se défaire des jugements moraux négatifs c’est déjà bien.
      Quant aux punitions, c’est clair qu’en grandissant, les choses se compliquent ! Je pense que l’idéal est de rechercher une manière de responsabiliser et donc de faire accepter les conséquences de ses actes à travers une action quelconque qui peut s’apparenter à une punition mais qui aurait un sens. Donc pas de lignes à copier ou de corvées supplémentaires … etc. Mais à creuser donc !

      Mais la théorie est biensur plus simple que la pratique. Rien qu’hier soir, nous nous sommes énervés très très forts contre Minicap qui a fait une crise de frustration … En fait, parfois je me dis que bien souvent les situations à problème peuvent être évitées en amont. Ce serait à nous parents d’anticiper et de créer des situations de vie au quotidien, qui permettent d’éviter les moments de crise. Mais pas facile d’être performants tous les jours !

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