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Le choix de la sage-femme

Pourquoi une sage-femme ? Et pas un gynécologue ou tout simplement l’hôpital, pour le suivi de grossesse ? Cette question, une fois enceinte, nous sommes toutes amenées à nous la poser. L’affaire est toujours une question de choix (excepté pour les cas de grossesse à risques, biensur), mais encore faut-il que ce dernier soit éclairé ! Pour ma première grossesse, j’ai eu un suivi quelque peu changeant. En effet, après avoir eu droit à deux consultations avec ma gynécologue, j’ai enchaîné avec les 7 consultations obligatoires, à l’hôpital. Quel est le problème me demanderez-vous ?

En soit, le suivi à l’hôpital s’est bien passé, les sages-femmes étaient avenantes, compétentes et disponibles. Mais il n’empêche que lorsque je me suis retrouvée à 4 mois de grossesse avec des résultats d’analyses inquiétants pour le CMV, je n’ai pas su vers qui me tourner. L’hôpital était injoignable, j’ai fini par appeler ma gynécologue, entre deux sanglots. Cette dernière ne me suivant plus depuis deux mois et n’ayant pas prescrit l’analyse du CMV n’a pas trop su quoi me répondre et m’a enjointe de me rendre aux urgences où j’ai attendu 3 heures. J’ai finalement pu avoir une discussion angoissante avec un médecin et une ordonnance pour de nouvelles analyses. Au final, le personnel de l’hôpital a géré les choses de façon très professionnelles, mais je me suis sentie un peu mal à l’aise par rapport au fait que mes interlocuteurs changeaient à chaque visite, que ce soit concernant mon problème de CMV ou concernant mon suivi classique. Tout cela rendant le suivi de cette grossesse parfaitement impersonnel.

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Alors pour cette grossesse-ci, j’ai rapidement décidé de prendre les devants en faisant appel à une sage-femme libérale. Après une première consultation à la maternité, j’ai enchaîné les rendez-vous suivants avec une sage-femme qui pratique également la sophrologie. Il s’agit de la méthode de préparation à la naissance que j’ai choisie cette fois-ci. Ainsi, j’aimerais garder la même contact pour le suivi de grossesse, la préparation à la naissance, les visites à domicile une fois que bébé sera là et la rééducation du périnée (oui car en plus d’être sophrologue ma sage-femme pratique la méthode de visualisation pour la rééducation, méthode que j’ai adorée, si si). En effet, toujours lors de ma première grossesse, j’étais si mal informée que je ne me suis intéressée à la préparation à la naissance que très tardivement. Je me suis retrouvée à commencer les cours classiques, à 7 mois de grossesse, avec une sage-femme qui vivait loin de chez moi. Par la suite un autre sage-femme est venu à notre domicile pour voir Minicap et encore une dernière personne (habitant dans ma rue cette fois-ci, j’ai fini par comprendre que les petits trajets seraient mes amis) s’est occupée de ma rééducation du périnée. Bref, j’ai certes pu étoffer mon carnet d’adresses de sage-femmes mais j’aurais préféré garder la même personne tout le long. C’est pourquoi cette-fois-ci, j’ai préféré une sage-femme à ma gynécologue ou à l’hôpital.

Mais la chose n’est pas simple car être suivie tout le long par la même personne signifie devoir trouver THE personne qui utilise les méthodes qui nous correspondent, avec qui on va se sentir à l’aise et qui n’habite pas non plus trop loin de chez soi. Or pour une première grossesse, je trouve que l’on est trop peu informé et de fait on est novice, parfois on ne sait pas bien ce qui nous conviendrait. Difficile dans ce cas de faire des choix éclairés. Je pensais également qu’il ne serait pas forcément très grave d’être suivie de façon assez impersonnelle, à l’hôpital, après tout je voyais cela comme un suivi médical classique. Cependant, j’avais un peu sous-estimé l’aspect hautement personnel que revêt une grossesse et la période péri-natale. Il m’a fallu du temps pour mûrir mes envies, mes aspirations pour une nouvelle grossesse et pour pouvoir faire de nouveaux choix qui me conviendraient mieux cette fois-ci. Je ne saurais trop conseiller à chacune de prendre le temps de réfléchir, de peser le pour et le contre, quitte à finalement se laisser guider si cela nous convient. Mais après tout cela fait partie de la manière dont on va accueillir son bébé tout frais.

A présent, je suis ravie de savoir que même si l’hôpital va prendre le relais à partir du 7 ème mois de grossesse, je vais continuer de voir la même sage-femme pendant plusieurs mois. Je suis ravie également de me sentir actrice de cette grossesse en faisant mes propres choix.
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2 réponses »

  1. Pour ma grossesse j’étais un peu perdue aussi, et bien que la sage femme que j’avais choisie était adorable, il n’y avait pas cette relation limite « copine confidente » qu’une copine m’a expliquée avoir eu avec sa sage-femme… Donc comme tu dis, c’est important de trouver la bonne… C’est comme la nounou après!

    • Je n’en suis pas là non plus avec ma sage-femme. Je n’arrive pas à franchir une certaine distance, et je n’en ai pas forcément envie. Mais j’apprécie juste d’avoir une continuité, me retrouver avec quelqu’un qui connait un peu mon histoire.
      Lors de ma rééducation du périnée pour Minicap, la sage-femme a énormément parlé avec moi, et a détecté que j’étais déprimée. Elle a pu m’aider et ça n’aurait pas été possible si on ne s’était pas vues pendant plus de 7 séances. Du coup je me dis que c’est important de pouvoir se reposer sur les professionnels, mais encore faut-il un vrai suivi.

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