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La diversification à tout petits pas

Lorsque nous avons décidé de commencer la diversification pour Petite R, c’est à dire un peu après ses 5 mois, je pensais, naïvement, que cela passerait comme une lettre à la poste. En effet, Minicap avait dégusté sa première purée de carottes au même âge, sans le moindre encombre. Pour moi, le passage à la diversification n’était qu’une simple formalité. Quelle candeur, quelle naïveté ! Comme quoi, avoir plusieurs enfants ne rend pas plus « parentalement » intelligent !

Quelle ne fut pas ma déconvenue lorsque Petite R découvrant sa première purée frôla l’étouffement, le vomissement et enfin nous remercia avec une copieuse crise de larmes. J’avais l’impression que nous avions tenté de la torturer tant sa réaction fut vive et presque incompréhensible. Je l’avoue, je ne m’attendais tellement pas à cette réaction que je me suis tout de suite inquiétée. Les deux jours suivants, j’ai réessayé, cela se déroulait de la même façon, alors j’ai attendu une semaine pour retenter, puis deux semaines et enfin je me suis résignée à attendre la prochaine visite chez le pédiatre. Ce dernier que j’attendais un peu comme le messie, m’a sorti, avec une grande pédagogie « Il va falloir s’y mettre là ! » Depuis, il m’a redit cette phrase, et à chaque fois j’ai eu envie de lui demander s’il fallait que j’enfourne la purée de force dans la bouche de Petite R. En effet, il est mignon avec ses injonctions mais que faire ?

Finalement, à force, nous arrivons doucement mais surement à une vraie diversification. Temps et patience sont les maître mots. Comme je le disais, nous avons espacé les essais en fonction des réactions, plus elles étaient vives et plus je laissais du temps avant la tentative suivante. Vers les 6 mois et demi de Petite R, j’ai constaté qu’elle rechignait un peu moins à goûter les purées. J’ai alors fait de courts essais quotidiennement. Déjà elle ne pleurait plus, c’était une énorme avancée. En revanche, question quantité, il n’y avait pas vraiment de quoi se réjouir : 3 à 4 cuillerées de légumes au grand maximum. Parfois, elle n’acceptait qu’une seule cuillerée, parfois 5.

Au moment de la bronchiolite de la puce, en décembre, j’ai carrément mis la diversification en mode pause. En effet, elle vomissait ses repas tout en cherchant à téter dès que possible. J’ai donc privilégié l’allaitement pendant une bonne semaine, décision avec laquelle le pédiatre était entièrement d’accord.

Puis, au moment de la reprise des tentatives, j’ai amené les compotes. Comme pour les purées, la puce ne pleurait pas mais ne se réjouissait pas non plus. Lors de la visite suivante chez le pédiatre, celui-ci m’a enjoint à commencer les viandes et les laitages. Les quantités annoncées et écrites sur le papier m’ont doucement fait sourire. Faire manger une purée de 130 g à Petite R ? Hahahaha ! Je n’ai rien dit mais n’en pensais pas moins. La faire manger une deuxième purée le soir ? A se demander si c’était au même pédiatre que j’avais annoncé tous nos problèmes pour faire manger la belle. J’ai même senti chez lui une pointe de préjugés sur le fait que c’était peut-être de ma faute si Petite R ne mangeait pas, comme si nous étions avec son père, responsables. Alors que très honnêtement, depuis le départ j’attendais avec impatience que la puce mange un peu solide. J’adore allaiter, mais comme pour Minicap, j’apprécie de retrouver un peu d’indépendance grâce à la diversification, en particulier avec des bébés qui refusent les biberons. Alors non, je ne pense sincèrement pas avoir envoyé des messages subliminaux à mon bébé pour l’empêcher de manger solide !

Finalement, depuis, nous continuons sur notre lancée en introduisant les viandes et laitages mais comme toujours en très faible quantité. D’elle-même, Petite R mange de plus en plus. Aujourd’hui, nous en sommes à peu près à 70 g de purée avec viande à midi, une compote de 70 g au goûter et un ou deux yaourts de 30 g environ qu’on lui fait manger à midi ou le soir. Nous sommes loin du compte prévu par le pédiatre mais pour ma part, je suis plutôt ravie car si nous avançons doucement, le principal c’est d’avancer. Petite R mange de plus en plus et semble même commencer à y prendre du plaisir.

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Oui, il est temps d’investir dans une chaise haute …

Concernant l’organisation, jusqu’à l’introduction de la viande, je n’ai donné à Petite R que des purées et compotes maison. Depuis qu’elle mange un peu plus et qu’il y a de la viande au menu, j’avoue privilégier le fait maison mais utiliser parfois des petits pots industriels. J’aime le fait maison car cela est naturel, économique et cela apprend à Petite R le goût des bonnes choses. Mais j’aime aussi les petits pots pour mes moments de flemme ou d’organisation caduc mais aussi pour avoir les exactes proportions recommandées concernant la viande. En effet, j’ai toujours peur d’en mettre trop ou pas assez. Finalement, lui faire manger du fait maison mais jongler parfois avec les petits pots me convient. Quand  j’achète des petits pots, je choisis toujours des marques bios que j’affectionne pour l’aspect et le goût très proches du fait maison. C’est le cas selon moi de Babybio et Good Goût. Et pour le fait maison, je n’achète que des légumes, fruits et viandes bios que je cuisine avec mon babycook. Du côté des laitages, pour l’instant Petite R mange des yaourts pour bébé mini de chez Nestlé. J’apprécie leur tout petit format, idéal pour les faibles quantités que mange Petite R. J’ai testé les yaourts maison avec du lait artificiel et une yaourtière : un échec cuisant. 

Enfin, pour nous aider dans cette étape compliquée, nous avons utilisé un grignoteur Kidsme qui nous a bien servi surtout au début, lorsque Petite R refusait catégoriquement de manger. Il lui permettait de jouer, de goûter sans trop risquer de s’étrangler et de la faire manger sans en avoir l’air ! Par contre, à présent, nous ne l’utilisons plus mais peut-être que nous y reviendrons plus tard. Comme pour Minicap, j’ai également utilisé des cuillères en silicone de la marque Nuk. Elles sont douces et ont une taille adaptée. Je les trouve idéales pour les tout petits. Côté conservation, les pots Avent me sont d’une grande aide au quotidien.


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En résumé, pour la diversification des bébés récalcitrants, je conseillerais de :

– ne pas trop forcer.

– espacer les essais. Pas plus d’une fois par jour au départ et à moduler en fonction des réactions de bébé.

– utiliser des stratagèmes : grignoteur, bouillie dans le biberon … etc.

– utiliser un matériel adapté à l’âge de bébé : cuillère en silicone par exemple.

– installer bébé dans une position confortable. Transat, chaise haute, chaise nomade ? L’important c’est que bébé se sente bien.

– autant que possible, le faire manger à heure fixe pour installer une routine et dans un contexte calme et agréable. 

– varier les goûts, la purée de carottes ne marche pas du tout, pourquoi ne pas essayer les épinards ? Petite R a une préférence pour ces derniers … allez comprendre !

– être patient et se rappeler que rien ne presse vraiment.

Le dernier point me semble primordial. Parfois, je me sens un peu découragée puis je me rappelle que par rapport au tout début, Petite R a énormément avancé sur le chemin de la diversification. Nous sommes passés du refus, des larmes, à des quantités de purées, certes faibles, mais mangées avec une pointe de plaisir. C’est énorme. Chaque enfant a son rythme, chaque enfant progresse à sa façon. 
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4 réponses »

  1. Ici, nous avons eu pas mal de difficultés avec la Chevelue. C’était d’autant plus frustrant qu’apparemment elle mangeait bien à la crèche. Avec moi, elle n’allait pas au delà de 3 cuillères à café de purée. Depuis décembre et l’apparition de 2 dents, ça va bien mieux. Elle mange plutôt bien, mais commence à refuser le sein parfois… bref, rien n’est acquis et on doit suivre leur rythme… pas évident de s’adapter !

    • Oui c’est sur qu’en général une fois gardés, ils sont tout de suite plus dociles pour ce genre de choses. Comme ma grande qui était propre à l’école et pas à la maison, en début d’année dernière …
      Pour la diversification, ce qui me rassure c’est que c’est en progression constante, pas de retour en arrière pour l’instant, c’est rassurant. Pour le refus du sein, j’imagine que ça ne doit pas trop te plaire ! Moi je serais contente si ça arrivait petit à petit, car j’aimerais arrêter l’allaitement vers ses un an. J’ai allaité plus de deux ans la grande et même si j’ai adoré, là tout de suite j’aimerais un arrêt d’allaitement plus tôt mais qui viendrait de la puce dans l’idéal !

  2. Bonjour, la conduite de votre pédiatre est très étonnante, c’est relativement courant que des bébés n’acceptent pas tout de suite le solide. Pour ma puce nous avons commencé la diversification à 5 mois. Après plein d’échec cuisant concernant la cuillère, ma toubib m’a dit de proposer tous les jours la cuillère mais de ne pas forcer, si elle n’en veut pas tant pis. Par-contre on diversifiait via le bib en mettant la purée dedans. ça a pris 3 mois avant qu’elle n’accepte complètement la cuillère. maintenant qu’elle a 1 an, c’est une petite gloutonne mais elle ne veut pas de morceaux, alors on y va doucement 🙂

    • En matière de pédiatre, plus rien ne me surprend. Le notre est très bien pour d’autres choses alors je ne lui tiens pas rigueur de son manque de considération pour la diversification.
      L’essentiel c’est de prendre son temps comme avec votre puce.

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