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Premier tatouage

Cela fait environ 14 ans que je songe à me faire tatouer. A 20 ans, l’envie était assez forte, renforcée par la rencontre avec une comparse, à la fac, qui avait un lézard tatoué sur la hanche et qui m’avait fait un tableau assez détaillé de sa démarche. A l’époque, je voulais me faire tatouer un papillon, à un endroit peu visible, dans le dos, en bas (très original …) ou  sur l’épaule. Pourquoi ne pas l’avoir fait ?

Je crois qu’il y a 14 ans, l’univers du tatouage me semblait un peu difficile d’accès. Je n’y connaissais rien et il n’existait pas instagram pour me faire une idée rapide du travail des artistes. 

Le temps a filé, puis j’ai eu mes deux filles, reportant sans cesse le passage à l’acte. A la naissance de Petite R, je me suis promis de le faire avant mes 35 ans, et j’ai tenu parole ! 

En septembre, j’ai enfin sauté le pas ! Je me suis faite tatouer pour la première fois. Après un mois de cicatrisation, une séance de retouches et encore un mois de cicatrisation, me voila avec mes petites fleurs sur l’avant-bras. 

Mes critères de choix étaient simples pour ce premier tattoo. Je ne voulais pas de couleur (chacun ses goûts mais ce n’est pas ma tasse thé), je voulais des traits fins, élégants. En terme de taille et d’emplacement, je voulais quelque chose à la fois de discret et de visible. Oui je sais, je fais dans la contradiction. J’étais sure de vouloir un tatouage sur l’avant-bras, car je trouve que c’est le plus bel emplacement, en particulier sur une femme et en même temps je ne voulais pas que le tatouage soit visible en permanence. C’est mon tatoueur qui m’a donc conseillé de le faire à l’intérieur de l’avant-bras, légèrement décentré, du même côté que le petit doigt. Ainsi, il n’est visible qu’à certains moments. 

* J’en profite pour vous montrer mon nouveau pull doudou, tricoté de mes blanches mains avec une laine phildar et un tuto chewing gum sweater de we are knitters.Avant retouches

La grande question en matière de tatouage concerne souvent la douleur. Pour ma part, j’ai été plutôt surprise. Certes, l’aiguille n’est pas agréable à sentir mais c’est largement supportable. Certaines personnes comparent cela à des griffures de chat et je suis plutôt d’accord, c’est assez similaire à une griffure de chat, une griffure qui s’éternise, certes. Evidemment, le degré de douleur dépend de chaque personne et du temps nécessaire pour réaliser le tatouage. 

Une fois le tatouage terminé, il faut garder un film plastique quelques heures, avant de le retirer pour nettoyer le tatouage à l’eau et au savon PH neutre. Pour essuyer, il faut tapoter avec du sopalin. Les jours suivants, outre le lavage quotidien, à la douche, il faut ajouter une crème cicatrisante. Pour ma part, on m’a conseillé de l’huile de coco que j’ai appréciée mais qui n’était peut-être pas suffisamment hydratante. Pour un tatouage plus grand, je ferais certainement l’acquisition d’une crème. Pendant tout le mois de cicatrisation, interdiction de prendre un bain, de se baigner, d’aller dans un sauna. Enfin, il faut mettre de l’écran total, à vie, en cas d’exposition au soleil. 

Personnellement, j’ai eu une sensation de coup de soleil, durant deux jours, puis mon tatouage m’a grattée (interdiction de céder à cette envie !) pendant près de 7 jours. Il y a eu des croûtes et c’était assez désagréable pendant ce laps de temps, puis petit à petit, j’ai retrouvé les sensations ordinaires de ma peau. 

Le temps de cicatrisation a coïncidé avec mon temps d’adaptation psychologique. Se faire tatouer n’est pas un acte anodin et comme pour tout changement physique, il faut un peu de temps pour s’y habituer.

Voila donc pour les aspects pratiques. Maintenant, parlons de l’aspect artistique ! Mon tatoueur travaille au salon Désolée Papa, que j’avais repéré sur instagram. C’est un salon parisien, ouvert en 2016 qui se démarque des autres salons par son ambiance très girly. Il est vrai que la déco y est très soignée. Je me suis d’ailleurs amusée à observer les petites mamies qui s’arrêtaient devant le salon, attirées par la jolie vitrine. 

J’ai pris rendez-vous en demandant à être tatouée par Julien, alias Point Barre. J’avais particulièrement apprécié ses précédents tatouages : des fleurs, fines et joliment dessinées. Très patient et pédagogue, Julien a pris le temps de m’aiguiller sur l’emplacement du tatouage et j’ai apprécié de pouvoir discuter avec lui, sans souci, durant la séance de tatouage qui dure tout de même un certain temps. 

Comme je l’avais lu, à droite, à gauche, un tatouage c’est aussi une rencontre avec un artiste. Elle passe d’abord par l’intérêt que l’on va porter au travail d’une personne. Dès lors une forme de respect s’installe. Evidemment, aujourd’hui avec les réseaux sociaux, tout cet art est à portée de main ! C’est assez beau de se dire que l’on va échanger sa confiance. Le tatoué fait confiance en un artiste pour qu’il le marque à vie et le tatoueur fait confiance en cette personne qui va porter son dessin, pour toujours. Il y a quelque chose de très poétique, non ? Oui, il y a un aspect aussi plus terre à terre qui passe notamment par les sous, j’en conviens. 

Mon conseil n°1 : prendre le temps de choisir l’artiste qui convient. Et cela peut être long. Il faut définir le style que l’on souhaite et le reconnaître dans le travail d’une personne en particulier. Après avoir expliqué votre projet, il va falloir donner votre confiance et laisser un peu de champ libre à votre tatoueur. Pour que cela puisse fonctionner, mieux vaut avoir choisi la bonne personne et la bonne personne est celle qui a l’habitude de réaliser des tatouages dans le style qui vous correspond. D’où l’intérêt de bien se pencher sur la question.

Mon conseil n°2 : réfléchir longuement à l’emplacement. Bien entendu, c’est le projet qui prime, mais l’emplacement va de pair avec ce dernier. J’avoue que pour ce premier tatouage, j’étais un peu dans le vague. J’avais besoin qu’on me prenne par la main ! Je suis finalement bien contente du résultat, même si pour le coup je n’avais pas tout anticipé. Un corps est en mouvement et c’est à prendre en compte. Un exemple concret, mon tatouage étant des fleurs sur une tige, et l’emplacement étant l’intérieur de mon avant-bras, bien souvent lorsque le tatouage est visible, il est vu à l’envers ! Je n’avais pas réalisé ce petit détail, avant de m’en rendre compte au quotidien. Si au début, cela m’a déstabilisée, bien vite j’ai appris à aimer cette tige légèrement en biais qui épouse mon avant-bras lorsque je mets ma tête sur ma paume. Tout cela pour dire, qu’un tatouage va bouger avec votre corps, il faut y penser. Evidemment, il faut aussi prendre en compte le degré de discrétion que l’on est prêt à assumer. Si les tatouages sont de plus en plus courants, ils ne font pas toujours l’unanimité, en particulier auprès des générations plus âgées. Après, comme dirait l’autre, on n’a qu’une vie, alors … 

Pour conclure, voici mes tatoueurs coups de cœur !

Celui qui m’a tatouée : Point Barre, résidant chez Désolée Papa.

Dans le même salon, j’aime beaucoup le travail de Melle Leeza. J’aime ses bracelets et ses têtes d’animaux finement dessinés.

J’aime beaucoup les fleurs réalistes de Carin Silver, résidente, chez Les Maux Bleus. 

Résidents à l’encrerie, Favry et Max le squatt proposent des pièces ultra travaillées, aux styles personnels indéniables.

Chez Bleu noir, Violette  tatoue des œuvres en dots vraiment très belles. J’aime particulièrement ses pièces avec des félins.

Toujours avec du dot, mais dans un style différent, j’apprécie le travail de dot.tattoo artist

Si je devais me faire tatouer un mot ou une phrase, j’irais voir The Crayoner ! J’adore sa fine écriture.

Voila mes favoris, sur Paris. A l’étranger, je suis particulièrement le travail de deux tatoueuses. 

Nothing wild tattoo est une française, travaillant à New-York. J’adore son travail sur les lignes géométriques et ses fleurs, tout en finesse !

Et pour finir, j’apprécie tout particulièrement le trait des tatouages de Maria Fernandez, qui travaille à Madrid !

 

Je crois qu’il n’y a plus qu’une seule question à laquelle je n’aurais pas répondu. Suis-je l’exception à la fameuse tendance addictive des tatouages ? Selon la légende, tout tatoué devient un peu accro. Alors est-ce mon cas ? Vais-je finir couverte de tatouages ? Bon, allez, je vous l’avoue, je ne compte pas m’arrêter là. Je me suis toutefois fixée une limite et je ne vais pas me faire tatouer tout le corps … promis !

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2 réponses »

  1. Il est vraiment très joli et raffiné ! Moi je rêve d’un coquelicot coloré effet aquarellé… mais je suis une vrai trouillarde. Et en bonne indécise que je suis j’ai vraiment peur de m’en lasser même si à chaque fois que je vois quelqu’un avec un tatouage similaire l’envie ressurgit !
    Bonne journée et à bientot j’espère !

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