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La fatigue des voyageurs

Le week-end dernier, nous sommes partis quelques jours à la campagne avec famille et amis. Juste le temps de prendre un bon bol d’air, et de repartir. Durant ce séjour, nous avons vu Minicap courir dans tous les sens, la bouche bleue de mûres cueillies dans le jardin, nous avons observé une Petite R hésitante voulant imiter tous les gestes des plus grands mais jamais trop loin de maman, on ne sait jamais. Quant à moi, je l’avoue il m’arrive dans ces cas-là de rêver d’une vie plus près de la nature. Je ne suis pas sure que cela me déplairait, au contraire. 

Toujours est-il, qu’en attendant de pouvoir quitter Paris, j’ai surtout envie de voyages. Avec Barbe de 4 jours nous en parlons et aimerions bouger davantage, faire des escapades plus souvent, partir à l’étranger, faire de plus longs voyages au moins une fois par an, si possible évidemment. 

Mais outre la barrière financière, il m’arrive aussi depuis que nous avons un et a fortiori deux enfants de me sentir gagnée par une certaine flemme. J’essaye de la combattre mais il faut avouer que par moments la vie avec les enfants encourage davantage à rester au chaud à la maison que de se balader par monts et par vaux. C’est triste quelque part mais cela m’influence. Alors que j’ai toujours aimé voyager, que je l’ai beaucoup fait avant de devenir mère, maintenant j’hésite. Je pense à des destinations qui me font rêver et tout de suite je me dis que ce ne serait pas l’idéal avec les enfants. Je pense à elles en premier, je rêve de voyages urbains et je réalise qu’avec des petits la nature est l’idéal. J’ai envie d’aller à l’étranger et je me rends compte qu’il y a déjà tant de choses à montrer aux filles, en France. Sans aller jusqu’aux grands voyages, même en organisant de courts séjours, il arrive toujours un moment où je me sens comme perdue : la fatigue, la monstrueuse organisation et les imprévus viennent parfois à bout de mes espoirs.

Ainsi, la semaine passée, comme je le disais, nous sommes partis 2 jours à la campagne à quelques heures de Paris. Rien de très exotique, de rocambolesque en soi, vous en conviendrez. Le plaisir fut réel, mais il est tout de même à noter que durant les 2h30 de trajet, nous avons du subir en fond sonore près de 45 minutes de hurlements d’une Petite R peu encline à rester en position assise. Puis, une fois arrivés, ce fut certes très agréable de se balader dans le jardin, d’observer les petits batifoler. Mais notre bonheur fut légèrement terni par une première nuit chaotique pour cause de Petite R (toujours) déboussolée ou déjà malade, le mystère reste entier. Toujours est-il que la belle n’a rien trouvé de mieux que de se réveiller toutes les 90 minutes, une nuit durant. Entraînant par là même une certaine fatigue de tous les occupants de la maison. Youpi !

Le lendemain, entre deux belles promenades, et deux repas frugales, Petite R nous a gratifié d’une belle conjonctivite et de deux vomis, l’un en voiture et l’autre dans son lit. La vérité c’est que nous sommes rentrés de ce week-end plus fatigués qu’en le commençant. Ainsi, et vous l’aurez compris, ma question est : à quel moment, nous autres parents, pouvons-nous réellement prétendre à du repos et surtout à profiter des instants d’escapade ? En ce qui me concerne, la joie des départs quels qu’ils soient est toujours tintée d’une pointe d’inquiétude : avons-nous tout prévu ? Est-ce que le trajet se passera bien ? Est-ce que la plus petite va hurler au restaurant ? Est-ce que j’ai prévu tout ce qu’il faut pour le repas ? Quels sont les meilleurs horaires pour caler la sieste et le repas ? Et bien entendu, on atteint le paroxysme de ces inquiétudes quand tout d’un coup un des enfants est malade. Vous la connaissez cette petite appréhension instinctive qui pointe à la vue du premier symptôme ? Cet imprévu qui arrive une fois sur deux au pire moment, quand vous aviez un milliard de choses d’organisées et par exemple, je le dis au hasard, pendant un voyage ?

A chaque fois, je me pose la question de la balance positif/négatif. J’ai envie de partir, de voyager, de casser la routine et découvrir de nouvelles choses avec les enfants puis dans le même temps je me demande si toute la fatigue en vaudra la peine.  Evidemment la réponse est oui mais j’attends avec impatience le jour où je m’en ferai moins pour toute la logistique ultra compliquée qui accompagne les déplacements pour n’arriver qu’à profiter de l’instant. En attendant, une petite cure de sommeil pourrait aussi aider !

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4 réponses »

  1. Partir un week-end de temps en temps sans enfant peut être la solution pour se reposer et profiter ! Voire une semaine, mais pour moi ça commence à être long.

    • Laisser les enfants un week-end oui ça permet de se reposer, partir sans c’est moins reposant mais effectivement on peut davantage profiter. La seule fois où nous sommes partis sans Minicap nous n’avons pas eu l’impression de tant profiter que ça, surement à cause de mes nausées de grossesse, finalement nous n’étions pas totalement sans enfant ! :p

  2. Oh que je comprend tes appréhensions. Chez nous aussi à chaque vacances ( ou meme fête d’anniversaire, noël) comme par hasard, au moins une des deux tombe malade!!! Je me demande parfois comment conjurer le sort!!! Le pire sentiment que j’ai, c’est lorsque nous passons un week end avec des amis pas vus depuis longtemps, qu’on se laisse aller à de grandes discussions, à vouloir passer du temps ensemble, et que l’on réalise que c’est impossible, car il faut s’occuper des enfants, de la logistique bain/repas, et etre coupé toutes les 5 minutes dans une conversation. C’est frustrant quelque part.
    Tout comme Mathilde je pense qu’il faut partir à deux quelques jours de temps à autre. Cest ce que l’on fait depuis 1 an. Des petits week end parfois. Moi non plus je ne conçoit pas de partir une semaine sans mes filles…ça viendra quand elle seront plus grande.

    • Oui ça génère beaucoup de frustrations. Je trouve cela déjà plus facile à gérer une fois qu’on a connu ces premiers départs en tant que parents. La première fois que nous sommes allés à l’étranger avec notre grande, j’ai ressenti une grande frustration pendant toute la première partie du voyage, on ne pouvait pas faire autant de choses que prévu, il fallait tout faire en fonction de ses horaires … etc. Puis j’ai pris conscience qu’il fallait faire avec et profiter malgré tout.
      Une semaine, pour l’instant nous ne pourrions pas. Peut-être dans quelques années.

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